Le Cinquième
jour
de Maud Tabachnik
Le livre de poche (2004)
316 pages
Résumé
New York. Gloria, une fillette, naïvement confiée par les siens à un visiteur occasionnel, disparaît. Une lettre, un peu plus tard, leur détaillera sa fin abominable. Au même moment, on découvre
un jeune prostitué égorgé, amputé de ses doigts et de ses parties génitales. Cependant que le jeune Albert, déficient mental léger, fait une étrange rencontre au cours d’une promenade, et
disparaît à son tour…
Au croisement de ces faits divers : Nichols, archiviste, père de famille, prototype du citoyen ordinaire. Nichols, qui va entamer avec Stan Levine, le flic lancé à sa poursuite, un duel que
l’auteur de La Mémoire du bourreau mène implacablement jusqu’au bout de l’horreur.
L'auteur (source fnac)
Maud Tabachnik (née le 12 novembre 1938 à Paris) est une écrivaine française.
Elle entreprend des études secondaires générales et commerciales, mais elle se lance finalement dans une carrière de kinésithérapeute, après l'obtention de son diplôme en 1963. Elle exercera ce
métier durant dix-sept ans, en se spécialisant en ostéopathie. Elle cesse son activité après une opération pour se mettre complétement à l'écriture.
Maud Tabachnik est une passionnée de cinéma, et surtout de lecture. Elle écrit son premier roman, La vie à fleur de terre en 1991. Ses thrillers politiques sont un coup de poing dans l'univers
typiquement machiste des auteurs de polars.
Plusieurs de ses romans policiers se déroulent aux États-Unis, et mettent en scène le lieutenant de police Sam Goodman et la journaliste homosexuelle Sandra Khan (Le Festin de l'araignée,
Gémeaux, Un été pourri, Le Tango des assassins, Mauvais frère).
Dans son roman La Mémoire du bourreau (2001), elle imagine les mémoires d'un officier SS. En 2005, J'ai vu le diable en face revient sur les meurtres de femmes de Ciudad Juárez. Elle est
également l'auteur de New York, balafres.
retrouvez la sur son site
Mon avis
Pas facile de commenter un tel livre. On est là dans un véritable thriller de tueur en série, qui plus est, s'inspire d'un personnage ayant vraiment existé, Albert Fish, tueur en série et
cannibale, qui sévissait dans les années 1920-1930 aux Etats Unis.
Maud Tabachnik transpose cette histoire dans le New York actuel (ce livre est sorti chez Albin Michel en 2001).
Dés les premières pages, le climat d'angoisse s'installe avec la disparition de la petite Gloria, confiée à un inconnu par une mère trop confiante et naïve. C'est là qu'on fait la
connaissance de Stan Levine ( un des flics les plus gradés de New York) et de son équipe, qui vont se retrouver en charge de l'enquête. Stan est marié à Sarah, femme de caractère et travaillant
dans la publicité, et est père de trois enfants.
Rapidement, Maud Tabachnik nous aiguille sur l'identité de la personne qui a enlevé Gloria, Edgar Nichols, un homme père de famille et à l'apparence d'un citoyen lambda. On est bien loin ici du
Squweegel de Level 26 de Zuiker et de son" préservatif corporel".
Mais sous cette apparence de bon père de famille, presque grand-père, cet homme s'avère être un véritable monstre. Un pervers de la pire espèce, sadique, masochiste, pédophile et cannibale.
Une sorte de duel va s'instaurer entre Levine( qui contrairement à nous lecteurs, ne connaît pas l'identité de l'homme qu'il recherche) et ce monstre qui, touché dans son orgueil par un
communiqué de presse fait par Levine, va s'attaquer de façon personnelle à ce dernier.
Le style est alerte, rapide; la construction est efficace et l'auteure nous fait suivre, tour à tour, les différents protagonistes. J'ai trouvé intéressant la façon dont Maud Tabachnik aborde la "psychologie" du tueur , sa relation à sa famille et ses enfants, et revient sur son histoire sans la justifier Les sévices que ce monstre fait subir à ses victimes sont décrits très froidement, et parfois de façon détaillée ce qui finit de contribuer à l'impression de cruauté. Sans oublier le côté masochiste du tueur et la jouissance produite par les violences corporelles extrêmement dures qu'il se fait subir, scènes qui là encore, sont décrites en détails et froidement.
Maud Tabachnik nous livre donc ici un thriller noir, angoissant , terrifiant. Elle nous prend en otage et nous place en voyeur de ce qu'il a de plus abject dans l'être humain. A l'angoisse
succède l'atrocité et jusqu'à la fin, on se sent impuissant face à toute cette horreur.
Et pour finir un extrait (p79, lettre du tueur)
"J'ai emmené votre petite chez moi, où, après m'être entièrement déshabillé pour éviter les tâches de sang, je l'ai étranglée malgré sa vive résistance et l'ai découpée en plusieurs morceaux
que j'ai fait cuire avec des légumes. Je ne peux dire à quel point son petit cul rôti au four était délicieux. J'ai mis neuf jours à la manger quasiment en entier. Sachez, toutefois, que je
ne l'ai pas baisée et qu'elle est morte vierge
En résumé, un livre que j'ai lu d'une traite, qui m'a captivé, et que je conseille aux lecteurs déjà rôdés à ce genre de thrillers. Je le déconseille par contre aux personnes sensibles et aux
jeunes lecteurs car il peut être choquant voire traumatisant
A noter que la suite Ne vous retournez pas, est sortie en ce début d'année 2010.
Note 18/20 et l'avis de Lisalor qui l'a également adoré
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires


Dictons ,
proverbes et autres sagesses d'Auvergne
De
longues fiançailles






