Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 14:44

5eme-jour.jpgLe Cinquième jour
de Maud Tabachnik
Le livre de poche (2004)
316 pages

Résumé

New York. Gloria, une fillette, naïvement confiée par les siens à un visiteur occasionnel, disparaît. Une lettre, un peu plus tard, leur détaillera sa fin abominable. Au même moment, on découvre un jeune prostitué égorgé, amputé de ses doigts et de ses parties génitales. Cependant que le jeune Albert, déficient mental léger, fait une étrange rencontre au cours d’une promenade, et disparaît à son tour…

Au croisement de ces faits divers : Nichols, archiviste, père de famille, prototype du citoyen ordinaire. Nichols, qui va entamer avec Stan Levine, le flic lancé à sa poursuite, un duel que l’auteur de La Mémoire du bourreau mène implacablement jusqu’au bout de l’horreur.

L'auteur (source fnac)

Maud Tabachnik (née le 12 novembre 1938 à Paris) est une écrivaine française.
Elle entreprend des études secondaires générales et commerciales, mais elle se lance finalement dans une carrière de kinésithérapeute, après l'obtention de son diplôme en 1963. Elle exercera ce métier durant dix-sept ans, en se spécialisant en ostéopathie. Elle cesse son activité après une opération pour se mettre complétement à l'écriture.
Maud Tabachnik est une passionnée de cinéma, et surtout de lecture. Elle écrit son premier roman, La vie à fleur de terre en 1991. Ses thrillers politiques sont un coup de poing dans l'univers typiquement machiste des auteurs de polars.
Plusieurs de ses romans policiers se déroulent aux États-Unis, et mettent en scène le lieutenant de police Sam Goodman et la journaliste homosexuelle Sandra Khan (Le Festin de l'araignée, Gémeaux, Un été pourri, Le Tango des assassins, Mauvais frère).
Dans son roman La Mémoire du bourreau (2001), elle imagine les mémoires d'un officier SS. En 2005, J'ai vu le diable en face revient sur les meurtres de femmes de Ciudad Juárez. Elle est également l'auteur de New York, balafres.


retrouvez la sur son site


Mon avis

 


Pas facile de commenter un tel livre. On est là dans un véritable thriller de tueur en série, qui plus est, s'inspire d'un personnage ayant vraiment existé, Albert Fish, tueur en série et cannibale, qui sévissait dans les années 1920-1930 aux Etats Unis.



Maud Tabachnik transpose cette histoire dans le New York actuel (ce livre est sorti chez Albin Michel en 2001).

 

Dés les premières pages, le climat d'angoisse s'installe avec la disparition de la petite Gloria, confiée à un inconnu par une mère  trop confiante et naïve. C'est là qu'on fait la connaissance de Stan Levine ( un des flics les plus gradés de New York) et de son équipe, qui vont se retrouver en charge de l'enquête. Stan est marié à Sarah, femme de caractère et travaillant dans la publicité, et est père de trois enfants.

Rapidement, Maud Tabachnik nous aiguille sur l'identité de la personne qui a enlevé Gloria, Edgar Nichols, un homme père de famille et à l'apparence d'un citoyen lambda. On est bien loin ici du Squweegel  de Level 26 de Zuiker et de son" préservatif corporel". Mais sous cette apparence de bon père de famille, presque grand-père, cet homme s'avère être un véritable monstre. Un pervers de la pire espèce, sadique, masochiste, pédophile et cannibale.

Une sorte de duel va s'instaurer entre Levine( qui contrairement à nous lecteurs, ne connaît pas l'identité de l'homme qu'il recherche) et ce monstre qui, touché dans son orgueil par un communiqué de presse fait par Levine, va s'attaquer de façon personnelle à ce dernier.

 Le style est alerte, rapide; la construction est efficace et  l'auteure nous fait suivre, tour à tour, les différents protagonistes. J'ai trouvé intéressant la façon dont Maud Tabachnik aborde la "psychologie" du tueur , sa relation à sa famille et ses enfants, et revient sur son histoire sans la  justifier Les sévices que ce monstre fait subir à ses victimes sont décrits très froidement, et parfois de façon détaillée ce qui finit de contribuer à l'impression de cruauté. Sans oublier le côté masochiste  du tueur et la jouissance produite par les violences corporelles extrêmement dures  qu'il se fait subir, scènes qui là encore, sont décrites en détails et froidement.

 

Maud Tabachnik nous livre donc ici un thriller noir, angoissant , terrifiant. Elle nous prend en otage et nous place en voyeur de ce qu'il a de plus abject dans l'être humain. A l'angoisse succède l'atrocité et jusqu'à la fin, on se sent impuissant face à toute cette horreur.

 

Et pour finir un extrait (p79, lettre du tueur)

"J'ai emmené votre petite chez moi, où, après m'être entièrement déshabillé pour éviter les tâches de sang, je l'ai étranglée malgré sa vive résistance et l'ai découpée en plusieurs morceaux que j'ai fait cuire avec des légumes. Je ne peux dire à quel point son petit cul rôti au four  était délicieux. J'ai mis neuf jours à la manger quasiment en entier. Sachez, toutefois, que je ne l'ai pas baisée et qu'elle est morte vierge

En résumé, un livre que j'ai lu d'une traite, qui m'a captivé, et que je conseille aux lecteurs déjà rôdés à ce genre de thrillers. Je le déconseille par contre aux personnes sensibles et aux jeunes lecteurs car il peut être choquant voire traumatisant

A noter que la suite Ne vous retournez pas, est sortie en ce début d'année 2010.

Note 18/20  et l'avis de Lisalor qui l'a également adoré

Par Stef - Publié dans : Polars, thrillers (chroniques)
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 14:46

sous-cahiers-la-mort.pngSous les cahiers, la mort  
de Caroline Chabrol  
Le manuscrit (2005)
104 pages


Résumé

L'intrigue de ce roman nous amène à découvrir l'histoire douloureuse d'une famille détruite par le secret. Laure Théligny est venue passer quelques jours seule dans la maison héritée de ses parents. Après une rupture amoureuse, elle espère trouver un peu de quiétude et de repos dans le village de son enfance. Mais des événements étranges vont bouleverser sa vie : la découverte de manuscrits dans une décharge publique et la disparition d'une amie. Tandis qu'elle recherche le propriétaire des écrits anonymes, Laure est confrontée au comportement intriguant de l'entourage de son amie. Bientôt, la police la suspecte d'être mêlée à la disparition.


L'auteur

 

Caroline Chabrol est née à Pantin. Elle a grandi à Bondy en Seine-Saint-Denis (93). Elle a fait des études de lettres, puis de psychomotricité et enfin de psychologie et d'ergonomie. Elle travaille en tant qu'ergonome. Elle vit actuellement dans les Hauts-de-Seine (92).

Mon avis

Trop court, voilà la réflexion qui me vient alors que  termine tout juste  la lecture de cet ouvrage.

Ce livre est annoncé comme un polar, mais l'enquête strictement policière n'est que secondaire.

Laure Treligny, jeune femme d'une trentaine d'années, vient passer quelques jours dans la maison de ses parents décédés dans le Cantal. Ayant pour habitude d'aller enfant avec son père à  la décharge municipale et parfois y d'y découvrir des trésors, elle refait ce pèlerinage, et au milieu des cendres , tombe sur un boite en fer renfermant des carnets et cahiers manuscrits. Elle apprend peu après que Lou-Ann, une amie d'adolescence, a étrangement disparu.

Peu à peu , l'auteur nous amène a faire le lien entre ces cahiers retrouvés et la disparition de Lou- Ann. Qui est derrière tout ça.?

 

Je dois dire que cette intrigue ferait la trame d'un très bon thriller .Malheureusement, de par sa concision, cette histoire est à mon goût trop superficielle, quel dommage!! On a à peine le temps de faire la connaissance avec les personnages, de se laisser prendre par cette lecture que le livre est terminé.


J'ai beaucoup aimé le style de cette auteure, et l'alternance de narrations, dialogues et de retranscriptions des lettres est intéressante.

 

En résumé, une très bonne intrigue mais un livre trop court qui m'a laissée sur ma faim
Et une auteure que je vais suivre!

 

Je remercie bien sûr Blog-o-book, les éditions Le Manuscrit et Caroline Chabrol pour son envoi

 

Note 14/20

 

Extrait :

 "Elle marche lentement sur un tapis de cendres, trouvant son chemin au milieu des vestiges calcinés. Elle serait passée à côté si, en l'écartant du pied pour dégager le passage, elle n'avait senti son poids. C'est une boîte en fer au couvercle soudé par la chaleur. Elle en force l'ouverture et découvre une dizaine de cahiers et de carnets, intacts. Son père l'emmenait parfois à la décharge publique. Une fois, elle l'avait vu sauver un livre à la couverture en cuir épais, le bord des pages noirci par le feu. Un livre pas intéressant. Un livre pour les grands. Mais un trésor à ses yeux. Accroupie au milieu des objets brûlés, elle feuillette rapidement les cahiers à la recherche du nom de leur propriétaire. Elle ne trouve rien et remet les cahiers en place. Quelques flocons de neige ont commencé à tomber. Elle referme la boîte et se redresse. Une sensation de malaise l'a envahie, l'impression d'être observée. Elle scrute longuement le paysage nu, uniquement bordé au loin par une rangée de grands pins. Aucun mouvement, l'endroit paraît désert. Elle hausse les épaules et remonte le col de sa veste. Un frisson court le long de sa colonne. Elle ramasse la boîte et se dirige rapidement vers sa voiture, soudain pressée de rentrer. Il attend qu'elle soit hors de vue pour s'en aller. Il n'a pas besoin de la suivre. Il sait où elle habite. Laure s'est installée par terre sur l'épais tapis devant la cheminée, les cahiers et les carnets étalés autour d'elle. Elle a cherché à les classer par ordre chronologique. Elle a mis à part les trois cahiers qui ne comportent aucune date. Dehors, la neige a cessé de tomber. Le ciel s'est déchiré par endroits. Des rais de lumière frappent aux vitres du salon. Elle habite une petite maison de plain-pied entourée d'arbres. Une maison de pierres de lave à la sortie du village. La maison de ses parents dont elle a hérité. Elle devra pourtant s'en séparer un jour. Elle n'a pas les moyens de l'entretenir. Elle pourrait la vendre ainsi que son petit appartement. Elle en achèterait un plus grand. Elle n'a pas envie d'y penser maintenant. Elle est venue à Sency pour s'occuper de la tombe de ses parents. Les travaux de rénovation du caveau ont dû bien avancer. Elle est venue pour ne pas tourner entre ses quatre murs à Paris. Pour ne plus tourner et retourner ses pensées depuis qu'il est parti. Elle prend l'un des cahiers sans date qu'elle a mis de côté et commence sa lecture : Je n'essaierai pas de justifier les torts dont je me sens coupable. La culpabilité fait courber l'échine et rend misérable. La culpabilité ne permet d'exprimer que les larmes et pousse à vouloir se faire pardonner. Mais je sais que le pardon ne répare rien du mal que l'on a causé. Comme il est difficile de vivre quand on s'accuse toujours d'avoir mal fait et mal dit. La hantise de faire du mal. Je m'en veux toujours. Je me méprise. “Tu ne t'aimes pas“ disait Nathalie Sarraute. Je répondrais que je m'aime encore trop."

Par Stef - Publié dans : Littérature France (chroniques)
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 20:35

dolmen-3.jpgDolmen III La dernière malédiction  
de Nicole Jamet et Marie-Anne Le Pezennec  
Eds Michel Lafon (juin 2010)  
414 pages  

Résumé

Après le succès de Dolmen et des Oublies de Killmore, Nicole Jameet et Marie-Amie Le Pezennec nous ramènent à Lands'en, cette île du bout du monde où la légende des Naufrageurs a fait tant de victimes, deux ans plus tôt. Kermeur, seule et enceinte, sur son île natale, réveille la malédiction. Des enfants disparaissent - des revenants, morts ou vifs, hantent le site de Ty Kern - Un mystérieux projet se trame... Et tout semble converger vers la jeune inspectrice. Lucas Fersen, spécialiste des crimes rituels, parviendra-t-il à sauver sa femme, et leur enfant, du terrible destin qu'on veut leur imposer ?

 

Mon avis:

Je connaissais Dolmen pour avoir vu la série de l'été 2005 diffusée par TF1. Ce que je ne savais pas , c'est que ce feuilleton avait donné lieu à un livre éponyme Dolmen paru au même moment que la diffusion TV, ainsi qu'une suite Les oubliés de Killmore parue en 2007.

 

Dolmen III fait donc suite aux deux premiers opus de Nicole Jamet et Marie-Anne Pezennec, que je n'ai pas lus. On se retrouve en Bretagne , sur l'île de Ty Kern (île au nom fictif) comme dans le 1er opus.
Marie Kermeur , désormais marié avec Lucas Fersen, lieutenant aux crimes rituels, revient sur son île natale pour mettre au monde leur enfant . Mais la malédiction semble à nouveau frapper.

dolmen 1


Je ne parlerai ni de l'intrigue qui est complexe, ni des personnages nombreux, car il faudrait pour cela revenir sur les premiers tomes. Je pense qu'il faut avoir lu / ou vu Dolmen I pour bien comprendre cette histoire (ce qui était mon cas). Par contre , certaines références du second opus m'ont manquées et je regrette de ne pas l'avoir lu avant .

 

Cette histoire se déroule sur  quelques jours seulement mais c'est incroyable le nombre de rebondissements qu'il peut y avoir en si peu de temps. Ca va vite, très vite, trop parfois ce qui nuit à la cohérence ou la crédibilité de certains évènements.

Ceci dit, je me suis laissée prendre par l'intrigue dès les premières pages et ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre. J'avais en tête les personnages et les lieux  de la série TV que j'ai retrouvé avec plaisir ;par contre, je ne rends pas trop compte si la lecture de ce livre prise seule , c'est à dire sans avoir lu ou vu les précédents opus, permet vraiment d'appréhender les personnages

 

Le style employé par Nicole Jamet et Marie Anne Le Pezennec est simple, agréable, et sert bien l'histoire. Les éléments nouveaux s'enchaînent très rapidement et on a là un véritable pageturner.
L'intrigue flirte parfois avec le surnaturel et l'irrationnel , mais ceci ne m'a pas dérangé et c'est un peu la marque de fabrique de cette série. Et la Bretagne est un terre de légendes.
dolmen-2.jpg

 

On reprle ici de la légende des Naufrageurs : "au XVIIIe siècle, la Mary-Morgane assurait seule la subsistance de Ty Kern. Jusqu'au jour où elle ne rentra pas de campagne de pêche... laissant les îliens en proie à la famine. Pour la survie de tous, six d'entre eux décidèrent alors de naufrager les bricks qui croisaient au large et de piller leurs épaves. Ils accrochaient des lanternes aux cornes des vaches et les promenaient sur la falaise pour tromper les navires, qui s'écrasaient sur les brisants. Ensuite, les Naufrageurs volaient les cargaisons et achevaient les survivants en les égorgeant.
De plus en plus guidés par l'appât du gain, ils poursuivirent leur œuvre, volant et massacrant, jusqu'à la nuit où les Naufrageurs firent s'échouer un dernier bateau et égorgèrent ses survivants... sans savoir qu'il s'agissait de la Mary-Morgane, enfin de retour. Les veuves et les mères des marins de la Mary-Morgane crucifièrent les six Naufrageurs sur les menhirs de Guénoc et les laissèrent mourir... " (source divers blog forum de la série)

Je remrcie les Editions Michel Lafon pour cet envoi

 

En résumé, un roman/thriller que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire; un vraie bon moment de détente


Note : 16/20

Par Stef - Publié dans : Polars, thrillers (chroniques)
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 20:41

dictons-auvergne.jpg Dictons , proverbes et autres sagesses d'Auvergne
de Daniel Bruges

eds De Borée (octobre 2007)
223 pages

Résumé (présentation de l'Editeur)

« Le temps est père des miracles », dit-on là-bas. En Auvergnat amoureux et fin connaisseur de son terroir, Daniel Brugès a pris le temps de recenser le « dit » et le « parler » de sa terre natale. Il s’est adonné à une recherche passionnée pour vous livrer ici les richesses de son terroir en matière de dictons, proverbes et sagesses. Nos anciens observaient le temps, les gens, les bêtes et la nature en général pour en tirer à leur façon, repères et règles de vie.
En Auvergne, la nature est belle et généreuse… Les textes ici rassemblés le sont aussi.


L'auteur :


Daniel Brugès est né en 1958 au Gros de Neuvéglise (Cantal), dans la ferme de ses parents auxquels il a rendu hommage dans Vivre la terre. Il exerce le métier de Conseiller pédagogique en Arts plastiques à l’Éducation nationale, après avoir été instituteur en milieu rural. Auteur à ce jour de d’une vingtaine de livres publiés chez divers éditeurs, il est aussi artiste peintre, comme le montre son Carnet du Cantal. « Auvergnat pure souche », comme il se plaît à le souligner, il milite pour une ruralité vivante et authentique.


Extraits


Pléu e solelha, Lo Diable se grata l'aurelha
Il pleut et il fait soleil, Le Diable se gratte l'oreille
(se dit quand le temps est changeant, particulièrement à la fin du printemps)

La bisa e lo coquin , Se lévon totjorn matin
La bise et le coquin ,Se lèvent toujours matin

L'ivern es pas bastard, S'es pas à l'ora ven pus tard
L'hiver n'est pas un bâtard , S'il n'est pas à l'heure il vient tard

Un bon badau, N'en fai badar nau
Un bon baillleur en fait bailler neuf

Val mai un ome aimant,que vint galants
Il vaut mieux un homme aimant ,que vingt amoureux.

A cagat la mitat de sa mèrda
Il a chié la moitié de sa merde
(on dit cela pour parler des quinquagénaires)

Es coma los porres: A la tèsta blancha e la coa verda
Il est comme les poireaux: il a la tête blanche et la queue verte
(lorsqu'un homme âgé contiue à courir les dames, on n'hésite pas, en Haute Auvergne, à parler de lui en ces termes osés.)

Entre la femna e lo Diable, causis, Mès pren lo tems de calcular
Entre la femme et le Diable, choisis,Mais prend le temps de calculer

Se vols pas te trompar,Te chal pas te maridar
Si tu ne veux pas te tromper, Il ne faut pas te marier

Jamais cuol frech, A fach esiina chalda
Jamais cul froid, n'a fait un pet chaud
(malgrè la meilleure volonté , on ne peut pas faire ce qui est impossible).

Aquel que z'a lo cuol foiros,Jamai l'a de propre
Celui qui a le cul foireux ,ne l'a jamais propre
(on ne change pas, on ne se refait pas)

Parla a mon cuol,que la testa me dol
Parle à mon cul , car ma tête est malade
celle là tout le monde connait ;-)

Bon e bestia, Commencon par la meme lettra
Bon et bête, commencent par la même lettre

A força d'assajar los esclops,Ne'n fas petae la bata
A force d'essayer les sabots,Tu en fais craquer la semelle
(Il ne faut pas toujours être indécis)

Caressa de chan bahla de nèiras
Caresse de chien donne des puces
(Il faut se méfier des gens trop mielleux)

Vai mai èstre pete que con, Quo dura mens de tems
Mieux vaut être saoul que con, Cela dure moins longtemps

On  vai lo chan, La coa seg
Où va le chien, suit la queue

Es franc coma un ase que rastiora
Il est franc comme un  âne qui recule
(Il faut se méfier des gens qui manquent de franchise)

Los cauls se viron trosses
Les choux deviennent trognons
(Tout va de mal en pis)

I a pas de palha sans gran, Ni de cuol sans merda
Il n'y a pas de paille sans grain,Ni de cul sans merde
(Chaque médaille a son revers)

  A noter les très jolies illustrations faites par Daniel Brugès et ses proches.
Un bon moment bien sympathique avec certains dictons hauts en couleur

Et ce livre rejoint le challenge de livres et des régions pour l'Auvergne

Par Stef - Publié dans : Recueils de poèmes,dictionnaires, etc
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 21:53

longues-fiancailles.jpgDe longues fiançailles
de Jean-Pierre Leclerc
Presses de la Cité (juin 2010)
Collection Terres de France
288 pages

Résumé:

Auvergne, au puy de Sancy, années 1920.
Orpheline et servante de ferme, la jeune Louise ne connaît de la vie que labeur et solitude. Seul Mile, compagnon d'infortune de trois ans son aîné, lui apporte réconfort et protection. A bout, l'adolescente maltraitée par un maître brutal s'enfuit pour Clermont, où elle devient une jeune ouvrière consciente de ses droits. Obnubilée par ses origines, il lui reste encore à trouver la trace d'une mère idéalisée. Et choisir qui, de Mile, l'ami fidèle, le seul à connaître sa blessure secrète, ou de Pierre, bourgeois gagné à la cause des « petites gens », ravira son coeur sensible.
Jean-Pierre Leclerc signe le portrait d'une héroïne à fleur de peau, qui s'émancipe à une époque charnière, celle de l'arrivée au pouvoir du Front Populaire. Il décrit aussi une Auvergne rurale rigoureuse et figée.

L'auteur

 

Né à Clermont-Ferrand, Jean-Pierre Leclerc vit à Paris depuis 1977. Il se partage entre sa passion pour l'écriture et la comédie. Il a joué dans de nombreux films, téléfilms et pièces de théâtre et a déjà publié plusieurs livres. Avec ses romans parus aux Presses de la Cité, il honore la culture d'une région de tempérament, l'Auvergne.


Bibliograhie:

 

Les livres de l'auteur :
Les années de pierre
Julien ou l'impossible rêve
Un amour naguère
La rouge batelière
L'eau et les jours
Les Sentinelles du printemps
A l'heure de la première étoile
Les Héritiers de Font-Alagé
De longues fiançailles

 

Mon avis

 

Ce roman débute dans les années 2O, en Auvergne, dans les montagnes du Sancy, plus précisément à Espinasse, village à proximité du lac du Guéry.

LacdeGuery.jpg

Louise est une jeune fille de 13 ans, orpheline aux service des Chabrier. Georges Chabrier est un fermier alcoolique méchant et rustre, au contraire de sa femme Mathilde, courageuse et bienveillante. Mais cette dernière meurt, usée par la fatigue et l'indifférence de son époux. Seul Mile, jeune homme de 17 ans en début de livre et travaillant également à la ferme, apporte par son amitié, sa gentillesse et son soutien un peu de chaleur dans la vie de Louise. Jusqu'au jour où Chabrier, mû par ses plus vils instincts, viole Louise.Celle-ci se fait alors la promesse que jamais plus elle ne se laisserait abuser. Un jour, accablés par la charge des travaux leur incombant, la sordidité de leurs vies et la mauvaiseté de Chabrier, Mile et Louise décident de s'enfuir et rejoignent Clermont Ferrand où rapidement, ils trouvent un toit et un travail; (Mile décharge des paquets aux Halles de Clermont et Louise trouve un emploi comme femme de ménage dans une manufacture de tissus clermontoise). Ils rencontrent Pierre, jeune étudiant issu d'une famille aisé.

Une dizaine d'années plus tard, on retrouve Louise, toujours célibataire et devenue ouvrière dans la manufacture de tissus.Mile est parti à Paris faire son service militaire et Louise et Pierre se revoient de temps en temps

 

Cette histoire, c'est donc avant tout celle de Louise , que l'on va suivre jeune fille puis femme. C'est un personnage attachant, sensible mais qui va peu à peu se forger une carapace et devenir une femme d'une grande force. J'ai été touchée par ses blessures, ses doutes, son incapacité à se laisser aimer physiquement   mais aussi par son engagement pour les causes qu'elle croit justes.

Ce livre est également une dénonciation de la phallocratie ambiante de cette époque, avec bien sûr le personnage de Chabrier, cet homme détestable, rustre, vil et alcoolique ; mais aussi avec les chefs de la manufacture de tissus où les ouvrières ne sont pas mieux traitées que du bétail.

C'est aussi un bel hommage au féminisme naissant , avec des références à Louise Michel, Rosa Luxembourg et surtout , Clara Zetkin. Et aux mouvements ouvriers liés à l'arrivée au pouvoir du Front Populaire, et l'élan de revendications qui s'ensuivit  et aboutit aux 2 deux semaines de congés payés.

 

Clermont_vu_de_Montjuzet.JPG


Et c'est également un livre ancré dans sa région, l'Auvergne, où est né l'auteur et qui est également la mienne et plus particulièrement Clermont Ferrand et le Sancy. Jean Pierre Leclerc trouve les mots justes pour dépeindre la vie dans ces petites fermes,et ces petits hameaux, souvent isolés, et où le climat rigoureux entretient la promiscuité. On est au début du siècle dernier, mais je pense que la situation décrite , où les hommes par exemple boivent pour tuer l'ennui pendant les longues soirées d'hiver , n'a guère évolué aujourd'hui. Et puis il y a Clermont Ferrand, la grande ville, qui représentait l'espoir d'un travail avec les différentes manufactures et d'une vie moins ennuyeuse  pour ces gens venus des montagnes. Avec son tramway ( qui fut abandonné en 1956 au profit du réseau de bus, puis réintroduit dans les années 2000), ses voitures, ses restaurants,cinémas et ses premiers quartiers Michelin dont certains subsistent encore aujourd'hui.

 

J'ai beaucoup aimé le style de cet auteur, alternant narrations et dialogues. Les descriptions, bien que courtes, sont particulièrement soignées et imagées et je n'ai eu aucun mal à me représenter les lieux de cette histoire (que ce soient par exemple la vie dans les montagnes ou les conditions de travail dans la manufacture) .

En résumé, une lecture qui m'a séduite, un personnage, celui de Louise, qui m'a touchée, et un auteur sur lequel je vais me pencher

Note 16/20

 

Et je remercie Les Editions Presses de la Cité -Collection Terres de France pour l'envoi de ce livre.

A noter que cette lecture rentre dans le cadre du Challenge des livres et des régions pour l'Auvergne.

Par Stef - Publié dans : Auteurs auvergnats (Chroniques)
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 11:29

mauvaise-fille.jpgMauvaise fille
de Justine Levy

Stock (septembre 2009)
198 pages

Résumé

 " Maman est morte, je suis maman, voilà, c'est simple, c'est aussi simple que ça, c'est notre histoire à toutes les trois. Tu en mets du temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c'est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c'est là qu'elle est, c'est là que je la retrouve, et dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée. Maman vit en Angèle qui court sur une pelouse interdite. Maman me parle et me sourit quand Angèle lance son regard de défi aux adultes qui la rattrapent et la grondent. Maman est là quand Angèle tombe et se relève aussitôt, les dents serrées, pour ne pas pleurer. Elle est dans le cri qu'elle ne pousse pas, dans sa petite grimace d'enfant crâne qui ne compose pas. Partout, dans mon enfant, ma mère a laissé son empreinte. "

L'auteur:

Lorsqu'on est la fille de Bernard-Henri Lévy, on est obligatoirement plongée dans le monde de la littérature dès sa plus tendre enfance. Justine Lévy n'y a pas échappé. Après des études de philosophie à Paris, elle travaille pendant neuf ans comme lectrice chez Calmann-Lévy, puis aux éditions Pauvert. Elle passe ensuite au statut d'éditrice dans une grande maison. En 1995, elle s'exprime dans le livre 'Le Rendez-vous' quant aux rapports conflictuels et déstabilisants qu'elle entretient avec sa mère, qui l'ont conduite à développer pendant un temps une addiction aux psychotropes, amphétamines et autres drogues. Fragilisée lorsque son mari, le philosophe Raphaël Enthoven, rencontre Carla Bruni en 2000 et la quitte, elle tombe dans la dépression. Elle n'en émerge que quatre ans plus tard, et exorcise cette expérience douloureuse dans un ouvrage autobiographique intitulé 'Rien de grave', best-seller qui reçoit les éloges du monde littéraire.

Mon avis:

J'avais lu de très bonnes critiques sur ce livre, sélectionné pour le prix Goncourt 2009. Et j'en attendais donc beaucoup. Trop sûrement car je suis passée complètement à côté de cette histoire.

Ce livre est avant tout une auto-fiction: l'héroïne Louise, c'est Justine Levy; la mère malade, Alice dans le livre, c'est Isabelle Doutreluigue, la mère de Justine Levy. Et le père, Bernard , c'est bien sûr Bernard Henry Levy.

 

Louise pense qu'elle est une mauvaise fille, et que sa mère est une mauvaise mère. Sa mère, hospitalisée suite à un cancer, meurt alors qu'Alice est enceinte. Alice pense qu'elle va être une mauvaise mère à son tour avec sa fille Angèle. Voilà en gros ce que raconte  ce livre. Sujet plutôt symbolique mais qui tourne en rond tout au long de ces presque 200 pages.

 

Ce n'est pas le sujet qui m'a déplu, car au fond l'histoire par elle -même est émouvante .
C'est le style de Justine Levy qui m'a gênée, (ou plutôt- et ceci n'est que mon avis, et je ne suis en aucun cas critique littéraire - son absence de style). Les phrases m'ont paru lourdes, artificielles, et le tout dénué d'émotion. Peut être est-ce volontaire de la part de l'auteur et apparemment ceci a marché avec de nombreux lecteurs, mais, comme on dit, tous les goûts sont dans la nature (ou il y a autant de livres que de lecteurs), et mon avis subjectif de lectrice est que je n'ai pas aimé ce livre.

En résumé, grosse déception

 

Note : 08/20

Par Stef - Publié dans : Littérature France (chroniques)
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 14:38

H.E.R.O.S._Tome1.jpg H.E.R.O.S Tome 1 : La pierre du temps   
de Christy Jane  

Editions du Préau (juin 2010)

182 pages
Jeunesse

Résumé:

Henry Fandor, un jeune garçon surdoué, a mis au point un robot doté d’une force et d’une intelligence incroyables. Accompagné par ses amis de toujours, Elfi, Raphaël et Océane, il décide de former une unité
d’élite capable de braver tous les dangers : H.E.R.O.S.
Lors d’une visite scolaire au Clos Lucé, la dernière demeure de Léonard de Vinci, les inséparables compagnons découvrent un passage encore jamais exploré.
Commence alors une aventure qu’ils étaient loin d’imaginer.
Un périple qui mettra leur courage à rude épreuve. Une quête dont seuls de véritables héros peuvent sortir vainqueurs…

 

L'auteur:

Christy Jane vit dans une maison isolée, perdue au cœur de la nature, bien loin du tumulte de la ville. Avec l’écriture et la lecture de romans historiques, fantastiques et d’aventures, les longues promenades à cheval en forêt, en compagnie de ses chiens, demeurent sa passion depuis sa plus tendre enfance. C'est d’ailleurs à cette époque que les personnages de H.E.R.O.S ont commencé à germer dans son esprit. Quelques années plus tard, "La pierre du temps" a donc vu naturellement le jour. Extrêmement timide, Christy m'a juste demandé, avant d'accepter que j’édite ses romans, de ne jamais dévoiler son identité. J’ai accepté et je tiendrai parole, car tant que le mystère vivra, ses Héros vivront...(Paskal Carlier – Editeur)


Mon avis:

 

Par le hasard de mes rencontres facebookiennes, j'ai eu la chance depuis quelques mois, de pouvoir suivre en direct-live les premiers pas d'une nouvelle venue dans le monde de l'édition : Les Editions du Préau, maison créée en 2010, dirigée par Paskal Carlier et spécialisée dans le livre jeunesse. Et par la même occasion du lancement du livre objet de ce billet, et dont la couverture m'a tout de suite attirée. Je l'avais mis dans ma liste de souhaits, attendant sa sortie avec impatience, et ne voilà pas que celui -ci figurait dans la liste de livres à chroniquer d'Obiwi (que je remercie). Inutile de vous préciser que j'ai donc sauté sur l'occasion..

H.E.R.O.S est un livre jeunesse, destiné à des enfants  de 10 ans et plus. Je n'ai guère l'habitude de ce genre de littérature, mais gamine, j'ai dévoré le Club des 5, que ce livre par certains côtés m'a rappelé.
C'est l'histoire de quatre collégiens d'environ 13 ans, Henry, gamin surdoué, dont le père est ingénieur robotique; la douce Elfi,  jolie eurasienne timide et discrète, et amoureuse secrètement d'Henry., Raphaël, un gamin rondouillard et facétieux, ne pensant qu'à manger ; et sa soeur jumelle Océane, toute petite ,toute fine, et intuitive.

Henry, passionné de robotique, a construit un robot "vivant", que ses amis et lui vont surnommer Siborg. H.E.R.O.S devient tout naturellement le nom de l'équipe au complet : Henry, Elfi, Raphael, Océane , Siborg.

A l'occasion d'une visite scolaire au château du Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci , nos H.E.R.O.S au complet, décident de fausser compagnie à leurs camarades de classe pour s'aventurer dans les parties cachées du château........c'est là que l'aventure commence....

 

Ce livre rassemble les ingrédients qui font le succès des romans jeunesse.  L'amitié bien sûr, l'amour (j'ai trouvé extrêmement attendrissante la façon dont l'auteur décrit l'amour naissant et non-avoué d''Elfi  pour Henry) , les chamailleries entre frère et soeur,  le petit robot vivant , que nombre d'enfants aimeraientt avoir, l'aventure, le courage face au danger, les énigmes à résoudre pour avancer
Et puis bien sûr il y a des méchants, sous les traits ici de Madame Ruth Pressbott , la conseillère principale d'éducation flanqué de ses acolytes

 

Le style est soigné, la mise en page agréable, et j'ai trouvé ce livre bien écrit. Je n'ai malheureusement plus l'âge d'adhérer totalement à ce genre d'histoire et de m'identifier à ces héros, mais malgré tout, cette lecture fut très agréable.
La fin de ce livre introduit et annonce Le Tome 2: qui devrait s'appeler H.E.R.O.S : la renaissance , dont je vais guetter la sortie.
Et ce livre va rejoindre la future bibliothèque de ma fille.


Note 16/20 (en précisant que je garde bien à l'esprit que c'est une lecture jeunesse)

 

 

 

 

 

 

Par Stef - Publié dans : Jeunesse (chroniques)
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 22:25

level-26.jpgLevel 26   
de Anthony E. Zuiker et Duane Swierczynski
    
Michel Lafon (février 2010)
373 pages

Résumé:

Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix.


 

 

L'auteur :

Anthony E Zuiker est le créateur, scénariste et producteur des Experts, la série la plus regardée dans le monde. Précision, sens du détail et du rythme ont fait son succès, et se retrouvent dans son tout nouveau projet : un thriller interactif et terrifiant, qui veut révolutionner l’industrie du livre.


Mon avis

 

Alors là, je dis WAOOUHH.

J'ai éte complètement prise par cette lecture et ai avalé ces 371 pages en un temps record.

 

Tout d'abord ce livre est un "produit'" qui se veut hybride; toutes les 20 pages environs, le lecteur a accès a des codes qui, en se connectant sur le site internet dédié, lui permettent de visionner des petits films courts illustrant l'histoire.

  «Le but, explique l’inventeur des Experts, est de prendre le lecteur traditionnel de polar et de lui demander de consommer le livre différemment avec des visuels de haute qualité. Il s’agit d’impliquer la génération YouTube qui ne lit pas vraiment.» '(source Libération)

 

On est ici dans un thriller de serial killer. Et celui qui sévit dans cette histoire est un TRES méchant:  niveau 26 sur une échelle qui jusqu'alors était de 25 : "un être dont les capacités pouvaient réellement être considérées comme surhumaines ".."son intelligence dépasse l'entendement et il n'a jamais laissé le moindre indice" comme si une sorte de "préservatif corporel" le revêtait complètement.  Le FBI l' a surnommé Sqweegel , Bon dit comme ça , ça peut faire sourire mais je vous assure que celui ci est un condensé des pires serial-killers rencontrés lors de vos pérégrinations livresques et spécimen plutôt accrocheur pour les novices du genre.

 

J'ai bien aimé le duo formé par Tim Riggins, (le flic quinquagénaire et alcoolique) et Steve Dark ( l'ex flic tourmenté, bordeline). Ce dernier a une "relation " particulière avec Sqweegel, car il fut le seul quelques années auparavant à avoir été à deux doigts de l'attraper. Mais, Sqweegel, pour se venger , extermina toute la famille de Steve Dark qu,ipeu à peu,sombra dans un état proche de la folie, avant d'en être sauvé in extremis par Sibby,  qui allait devenir sa compagne et la mère de leur enfant à naître. On ne sait que très peu de choses sur le passé des personnages , et le plus "travaillé" est clairement Steve Dark. Quant à Sqweegel, j'aime supposer que l'auteur réserve sa genèse pour un des tomes à venir.

 

Le style est très efficace, des chapitres courts, une écriture alerte, des phrases plutôt brèves et très peu de temps morts.
Comme dit précédemment, des mots de passe, permettant d'accéder à de petits films sur le net, sont mentionnés en fin de certains chapitres. Ils sont également suivis de planches dessinées illustrant un élément du livre.

J'ai voulu regarder les petites vidéos mais le site devait à ce moment là buggr.  Et c'est arrivée à la moitié du livre que j'ai enfin pu y accéder. Mais j'avoue que ça ne m'a guère apporté  et j'ai eu l'impression d'être stoppée dans mon élan : au bout de 2 ou 3 petits films, j'ai repris  une lecture "traditionnelle".

Je pense cependant que ce peut être un bon moyen d'attirer un nouveau lectorat.

 

Dernière chose, même si j'ai trouvé ce livre plein de clichés, et allez, disons le, produit marketing , j'ai passé un excellent moment et j'ai été happée par cette histoire

 

Note 17/ 20

 

ET un grand merci aux Editions Michel Lafon pour cet envoi.

Par Stef - Publié dans : Polars, thrillers (chroniques)
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