La vie mode d'emploi de Georges Perec

Publié le par Stef

la-vie-mode-d-emploi.jpgLa vie mode d'emploi .

de Georges Perec .
Livre de Poche (1990)
Hachette (1978)
700 pages
Roman, France


Résumé

La Vie mode d'emploi est un livre extraordinaire, d'une importance capitale non seulement dans la création de l'auteur, mais dans notre littérature, par son ampleur, son organisation, la richesse de ses informations, la cocasserie de ses inventions, par l'ironie qui le travaille de bout en bout sans en chasser la tendresse, par sa forme d'art enfin : un réalisme baroque qui confine au burlesque. (Jacqueline Piatier, Le Monde)
L'ironie, très douce, imperceptible, fantomatique, moirée, faite d'un détachement extrême, d'une méticulosité et d'une patience qui deviennent de l'amour... En résumé, c'est un prodigieux livre-brocante, qu'on visite sans se presser, à la fois livre fourre-tout, livre promenade. (Jacques©Pierre Amette, Le Point)
Et cela donne des romans exotiques, extravagants, des crimes parfaits, des fables érudites, des catalogues, des affaires de moeurs, de sombres histoires de magie noire, des confidences de coureurs cyclistes... Jeux de miroirs et tables gigognes, entrez dans cet immeuble et vous ferez le tour du monde. Un vertige majuscule. Quand on en sort, on est léger comme une montgolfière. (Catherine David, Le Nouvel Observateur)
En quelques centaines de pages, fruits de neuf années de travail, Perec opère le ratissage délibéré, systématique, hallucinant du champ romanesque contemporain. Son livre est, sans doute, à la littérature ce que le Robert est à la lexicographie. (Patrick Thévenon, L'express)

Mon avis : lu il y pas mal d'années et beaucoup aimé.

 

george-perec.jpgL'auteur

Figure majeure de la littérature française du XXe siècle Georges Perec a marqué son époque par ses écrits audacieux. Remarqué dès son premier roman, 'Les Choses', il reçoit le prix Renaudot en 1965. Membre de l'OuLiPo (Ouvroir de littérature potentiel), l'auteur s'adonne à une écriture de la contrainte dont l'exemple le plus marquant est 'La Disparition' (1969), un roman entièrement rédigé sans utiliser la lettre 'e'. Véritable explorateur de la littérature, l'écrivain cherche à créer de nouvelles formes, et s'essaie à plusieurs procédés de narrations comme dans 'La Vie mode d'emploi' publié en 1978. Ce goût pour l'aspect formaliste et ludique de la pratique littéraire ne doit pas occulter la dimension intime et profonde de son oeuvre : traumatisé par la mort de ses parents - d'origine juive polonaise, son père meurt au combat, sa mère en déportation - il publie 'W ou le souvenir d'enfance' en 1975, un texte d'inspiration autobiographique écrit à leur mémoire, suivi de 'Je me souviens' en 1978. Egalement attiré par le cinéma, Georges Perec prend la caméra en 1979 pour tourner 'Récits d'Ellis Island', un documentaire sur les émigrants américains d'origines juive ou italienne, qui interroge le thème du déracinement. L'oeuvre inachevée de Georges Perec s'apparente à une quête identitaire perpétuelle, hétéroclite et foisonnante d'invention.

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