Le jardin d'Hadji Baba d'Isabelle Delloye

Publié le par Stef

Le-jardin-d-Hadji-Baba.jpgLe jardin d'Hadji Baba
D'Isabelle Delloye
Editions Héloïse d'Ormesson  (avril 2011)
217 pages
Roman, France, Afghanistan


Résumé

Figure de la sagesse et de la culture persane, Hadji Baba est un très vieil homme afghan. Reclus dans sa villa à Kaboul, il passe les dernières années de sa vie à enseigner son précieux savoir au petit orphelin qu’il a recueilli, Djon Ali. À sa mort, le jeune homme quitte le pays pour l’Occident, désireux de s’instruire davantage mais aussi dans l’espoir de trouver une vie plus facile. Un long périple initiatique commence alors pour Djon Ali, de Paris où il devient photographe à succès et rencontre l’amour, à l’Angleterre, la Suisse et les Etats-Unis. Guidé par des rencontres riches et complexes, il évolue entre ses souvenirs et la découverte du monde occidental, avec en filigrane les déchirures d’un pays somptueux : guerre civile, occupation russe, 11 septembre, extrémisme religieux… Fabuleuse fresque où se croisent une multitude de personnages, Le Jardin d’Hadji Baba évoque autant le passé culturel de l’Afghanistan que ses maux présents. Entre mémoire et renaissance, deuil et diaspora, l’initiation à la vie de Djon Ali dépeint un pays magnifique, trop souvent réduit à son actualité violente et tragique.

Mon avis :

Une  belle découverte que ce livre d'Isabelle Delloye, passionnée par l'Afghanistan, qui après Femmes d'Afghanistan, nous livre ici une fresque poétique sur ce pays qu'on connaît peu en Occident, et souvent mal.

Hadji Baba est un vieil homme, une sorte de sage érudit , vivant seul avec Djon Ali, son fils d'élection, ses propres enfants (un fils et deux filles) ayant rejoint les pays occidentaux, qui de la Suisse, qui des États Unis

Dans la première partie, on découvre l'histoire d'Hadji Baba, qui s'appelait encore Hadji ,  cet enfant des montagnes , très tôt marié à son unique amour Hanifa et devenu un riche commerçant de Kaboul. Cette partie est celle qui m'a le plus plu. Sous la plume de d'Isabelle Delloye, émaillée par les extraits quatrains  des Rubayat d'Omar Khayyäm, j'ai découvert un pays où il faisait bon vivre malgré l'instabilité politique et la pauvreté, jusqu'à la fin des années 1970 avec l'invasion de la Russie, puis la Guerre Civile et enfin les Talibans, qui , pourtant soutenus par les États Unis jusqu'en 2001 et les attentats du 11 septembre, mirent le pays à feu et à sang.

Après la mort d'Hadji Baba, et c'est la seconde partie de ce livre, on retrouve Djon Ali en Europe où il va devenir petit à petit un photographe reconnu. Au fil de ses différentes rencontres, on va suivre également le parcours des enfants d'Hadji Baba , et en particulier celui de sa petite fille Mina, restée très attachée au pays de ses origines , elle qui accompagna son grand-père dans les derniers instants de sa vie. J'ai malheureusement décroché à de nombreuses occasions, tant il y a de personnages (et pourtant, l'auteur a eu la bonne idée de mettre un listing des personnages principaux en début du livre) .
Le style d'Isabelle Delloye est vraiment agréable et je garderai  un bon souvenir de cette lecture .

Je remercie Blog-o-Book et les Editions Heloïse d'Ormesson pour ce nouveau partenariat

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isabelle-delloyeL'auteur

Ancien professeur de français à Kaboul, Isabelle Delloye vit aujourd'hu entre Paris et Belle-Ile. Passionnée par l'Afghanistan, elle a déjà écrit un document, Femmes d'Afghanistan, sur ce sujet qui lui tient à coeur.

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