Manuscrit trouvé à Saragosse (version de 1804) de Jean Potocki

Publié le par Stef

Manuscrit-trouve-a-Saragosse-1804.jpgManuscrit trouvé à Saragosse (version de 1804)

de Jean Potocki

GF Flammarion (2008)

Ecrit en 1804

769 pages
Classique, Fantasique, Pologne


Résumé


En 2002, Dominique Triaire et François Rosset, deux chercheurs lancés sur les traces de l'excentrique comte polonais Jean Potocki, découvrent six manuscrits mal classés dans les archives de Poznan (Pologne).
L'étude minutieuse de ces documents leur permet d'établir un fait incroyable : il n'existe pas une, mais deux versions au moins du Manuscrit trouvé à Saragosse. Cette œuvre culte, écrite en français, fut longtemps considérée comme un joyau de la littérature fantastique, et fascina des générations d'écrivains, des romantiques aux surréalistes. Or nul ne l'a jamais lue que sous une forme tronquée ou amalgamant, en un patchwork infidèle, les textes d'origine ! Commencé avant 1794, réécrit pendant près de vingt ans jusqu'au suicide de son auteur, le Manuscrit trouvé à Saragosse, d'abord baroque, foisonnant et libertin (version de 1804), fut par la suite entièrement remanié et achevé sous une forme plus sérieuse et encyclopédique (version de 1810).
Le double chef-d'œuvre de Potocki, près de deux siècles plus tard, peut enfin être lu.

 

Mon avis : pas encore lu

 

Jan PotockiL'auteur (wikipédia)


Jan Nepomucen Potocki, Jean Potocki en français, né à Pików (Pologne) le 8 mars 1761 et mort à Uładówka (Ukraine actuelle) le 2 décembre 1815, est un savant et écrivain polonais de langue française.

 

Ce grand seigneur polonais issu de la noble famille Potocki, fils de Stanisław Potocki et de Anna Teresa Ossolińska, fut instruit à Genève et à Lausanne. Il a servi à deux reprises dans l’armée polonaise en tant que capitaine d’ingénieurs et sur une galère en tant que chevalier novice de l’Ordre de Malte. Probablement franc-maçon, il éprouvait un vif intérêt pour l’occultisme. Il épouse en 1798 sa cousine Constance Potocka, fille du comte Stanislas-Félix Potocki.
Se piquant de politique dans son pays (il fut élu député à la Diète et fut ministre de l’Éducation), la richesse de Potocki lui permit de beaucoup voyager : en France où palpite la révolution, en Italie, en Sicile, à Malte, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre, en Russie, en Turquie, en Espagne, en Sibérie, dans les déserts d’Égypte, en Tunisie et au Maroc où il se mêla aux intrigues politiques, fréquenta les sociétés secrètes et contribua à la naissance de l’ethnologie et même en Mongolie… Potocki fut, en fait, l’un des premiers écrivains de récit de voyage de l’ère moderne, avec les comptes rendus expressifs de plusieurs de ses voyages, au cours desquels il entreprit également des études historiques, linguistiques et ethnographiques extensives.

En 1790, Potocki acquit une grande célébrité pour avoir été la première personne à monter dans une montgolfière en Pologne lorsqu’il s’éleva au-dessus de Varsovie avec l’aéronaute Jean-Pierre Blanchard. Potocki a également établi la première presse libre à Varsovie en 1788 et, quatre ans plus tard, le premier salon de lecture gratuit de la ville.

En plus des nombreux récits de voyage et des travaux historiques qu’il a laissés[1], il est également l’auteur de pièces de théâtre et du Manuscrit trouvé à Saragosse, chef-d’œuvre de la littérature fantastique. Ce dernier ouvrage, écrit en français, n’a été que tardivement édité en France car les manuscrits et premières publications ont été éparpillés. L’édition préfacée par Roger Caillois qui a fait découvrir l’œuvre en France est incomplète, et seule l’édition de José Corti, traduite par René Radrizzani nous offre une version complète mais qui reste cependant insatisfaisante car elle utilise des retraductions de l’allemand ou du polonais. En 2006, chez Peeters, est enfin parue une version sérieuse et complète du roman, laissant voir ses versions successives.

Malade, affaibli et probablement dépressif, Potocki se suicida. Selon une tradition partiellement légendaire, il se serait tiré dans la tête une balle sculptée dans la boule d’un sucrier en argent, qu’il avait fait bénir par le chapelain de son domaine[2].

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