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Suite(s) impériales(s) de Bret Easton Ellis

21 Septembre 2010 , Rédigé par Stef Publié dans #Littérature étrangère (chroniques)

suite-s--imperiale-s-.jpgSuite(s) impériale(s)   
de Bret Easton Ellis   
titre original : Imperial bedrooms  
Robert Laffont (septembre 2010)  
collection Pavillons
228 pages

 

 

Résumé

 

Clay, l’anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles.
Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu’il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip… les représentants d’une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent. Producteur associé à l’adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses.
Il est prêt à tout pour la posséder. Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu’il est constamment observé et suivi…Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations… ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d’emprise et aux mêmes démons, s’enivre de sexe, d’images, de drogues, de fêtes irréelles… et se révèle toujours plus amer et désespéré. Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites.
On est saisi par la virtuosité du style sobre et acéré, les chapitres courts donnent à la narration un rythme percutant. L’atmosphère est oppressante, la noirceur non dépourvue d’humour. L’angoisse et la tension croissantes annoncent une lente descente aux enfers. Le portrait de notre époque est aussi violent que subversif.

 

 

Mon avis:

Voici un livre que j'ai attendu avec impatience et que j'ai commencé avec enthousiasme .....qui malheureusement très vite a fait place à la lassitude et au final à une déception.

Ce livre est la suite de Moins que zéro, (paru en 1985, et que je n'ai pas lu). A priori on retrouve les mêmes personnages qui, comme Bret Easton Ellis,  ont vieilli de vingt-cinq ans.
L'intrigue de Suites impériales se déroule à Los Angeles, dans la Cité des Anges comme on dit. On est ici dans le milieu du show-biz (cinéma); le héros principal Clay est scénariste et participe au casting d'un de ses films. Il rencontre une jeune actrice Rain, n'ayant comme "talent" que celui de son physique et  est prête à tout pour se faire engager , et en particulier à coucher avec qui pourrait donner un coup de pied à sa carrière, (en l'occurrence ici Clay), qui pense de son côté avoir la main mise sur elle. Mais les apparences sont trompeuses....

 

Si Los Angeles est le royaume de la superficialité, alors Bret Eston Ellis l'a très bien décrit dans ce livre. Tellement bien que du coup c'est le livre que j'ai trouvé superficiel. Je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire et j'avais hâte que cette lecture soit terminée.


Par contre, le style est intéressant, avec parfois des phrases lapidaires et d'autres extremement longues . Et faire une phrase de plus d'une page sans lourdeur, bravo (et chapeau à la traduction)

 

Donc grosse déception pour moi (car surement trop d'attentes)
Et merci à Blog -o-book et aux editions Robert Laffont pour ce partenariat

Note : 09/20

 
Extrait:
"Pendant la dernière semaine de décembre, si nous ne sommes pas au lit, nous sommes au cinéma ou nous regardons des films piratés, et Rain se contente de hocher la tête quand je lui explique tout ce qui ne marche pas dans le film que nous venons de voir. (...) C'est quelqu'un qui essaie de rester jeune parce qu'elle sait que ce qui compte le plus, c'est l'apparence juvénile. C'est censé faire partie de la séduction : tout maintenir jeune et lisse, tout maintenir à la surface, même si l'on sait qu'elle va craqueler et ne pourra être maintenue à jamais - en tirer avantage avant que la date de péremption ne se rapproche. La surface présentée par Rain est en réalité tout ce qu'elle est et, comme chez toutes les filles qui ressemblent à Rain, il y a quelque chose de fascinant à l'observer en train d'essayer de comprendre pourquoi je m'intéresse à elle plutôt qu'à une autre."" (extrait p 76, 77, cité par Le monde)

 

Ce titre rentre dans le challenge du 1% littéraire de la rentrée 2010.

1pourcent

  ainsi que dans les challenge ABC 2010 logo challengeABC

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D
<br /> Rebonjour, livre vite lu et oublié et qui manque d'humanité. BEE a une vision pessimiste de l'humanité. On n'a pas envie de vivre dans le monde hollywoodien qu'il décrit. C'est sinistre. Bonne<br /> après-midi.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> vu la note... à ne pas retenir alors<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> je dirai : à lire quand m^me pour se faire sa propre opinion, il a de très bonnes critiques sur d'autres sites<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Il faut lire Moins que zero, il est génial ! Je l'ai relu car je savais que la suite paraissait et c'est vraiment un excellent roman. Personnellement j'ai aussi adoré Suite(s) impériale(s),<br /> notamment la fin qui est, selon moi, une tuerie.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> J'ai American psycho dans ma PAL de cet auteur et j'ai de moins en moins envie de lire ce livre.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> J'ai Glamorama depuis une dizaine d'années dans ma bibliothèque  et je ne crois pas l'avoir lu...<br /> Pour Suite(s) impériale(s), je me suis peut être une peu "lâchée" pour la note (j'ai moins de scrupules à noter faiblement un auteur connu versus un inconnu). Et il y a de très bons avis <br /> sur le net (bon ok ça provient des critiques "institutionnels" et ça fait "tendance" d'aimer Ellis, bref, ....)<br /> C'est l'histoire qui m'a laissée indifférente; Hollywod , ses starlettes et ses coucheries, ça m'ennuie . D'un autre côté, le côté superficiel de tout ça est bien rendu dans le livre.<br /> Et le style de l'auteur est quand même sympa .<br /> <br /> <br /> <br />