Truismes de Marie Darrieussecq

Publié le par Stef

truismes.jpgTruismes
de Marie Darrieussecq
Folio (1998)
POL (1996)
147 pages
Roman, France

Résumé

«Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J'ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ça marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j'ai dû quitter la parfumerie. Ce n'était pas une histoire de décence ni rien ; c'est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j'ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C'était moi, l'égérie d'Edgar. Mais personne ne m'a reconnue. J'avais trop changé. Est-ce que j'avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m'arrivait. C'était surtout ce bleu sous le sein droit qui m'inquiétait...»
 

Mon avis : Lu à sa sortie et il me semble que j'avais bien aimé

marie-darrieussecq.jpgL'auteur

Fille d'un père technicien et d'une mère professeur de français, Marie Darrieussecq est élevée dans un petit village du Pays basque au milieu des livres de la bibliothèque familiale. La littérature l'accapare dès l'âge de 6 ans, et ne la lâche plus depuis : bac de lettres, hypokhâgne et khâgne, Ulm, agrégation en 1992, doctorat... Son premier roman 'publiable' - selon ses propres termes - écrit en six semaines, paraît en 1996 : 'Truismes' connaît un succès immédiat, national et mondial. Est publiée en parallèle sa thèse intitulée 'L' Autofiction, un genre pas sérieux', où elle dissèque les récits autobiographiques de Georges Perec, Michel Leiris, Serge Doubrovsky et Hervé Guibert. Son terrain à elle, pourtant, reste le roman de fiction, même si elle reconnaît volontiers s'inspirer de choses vécues. Depuis 'Truismes', Marie Darrieussecq a écrit six romans publiés par sa maison d'édition favorite, P.O.L, et a plusieurs projets en tête : théâtre, poésie, essai, tout la tente, et pas seulement l'écriture. Elle aime la musique, les voyages - elle envisage d'ailleurs de faire un séjour prolongé en Australie ou dans les Aléoutiennes - la science, sa famille, et se dit 'athée, féministe, et européenne'. Marie Darrieussecq, attirée par l'exil que représentent les 'bouts du monde' qu'elle a arpentés - Islande, Patagonie, Tasmanie -, vit à l'écart du milieu parisien mais revient en 2007 pour présenter sa dernière oeuvre 'Tom est mort'. Accusée à cette occasion de plagiat par l'auteur Camille Laurens, elle s'inspire de l'affaire pour livrer en 2009 un essai sur les différends littéraires : 'Rapport de police, accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction'.

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