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Littérature étrangère (chroniques)

Samedi 4 août 2012 6 04 /08 /Août /2012 12:01

credo-violence.jpgLe credo de la violence
de Boston Teran
Editions du Masque (aout 2010)
283 pages
19,30
Roman, action, E.U

 

 

 

Résumé (éditeur)

Fils d’une pute et d’un client de passage, Rawbone est un criminel au casier bien rempli. Au début du livre, en 1910, alors que l’écho de la révolution mexicaine enflamme la frontière du Texas, il s’empare d’un camion chargé d’armes qu’il décide de vendre au plus offrant. Mais arrêté par les Américains, il accepte, en échange de son immunité, de l’acheminer jusqu’aux puits de pétrole mexicains, sous la garde de l’agent Lourdes du BOI, ancêtre du FBI. Or Lourdes est le fils qu’il a abandonné à sa naissance. Lourdes le sait, mais pas Rawbone. L’expédition sera chaude, ambiance western, avec poursuites et attaques de bandes armées, et en toile de fond le complot américain.
Teran revisite un de ses thèmes favoris, la relation père-fils, et son thème fétiche, l’intervention américaine en pays étranger pour des raisons économiques : « les Etats-Unis sont le monde. Et les sociétés américaines, avec les anglaises, contrôlent presque toute la richesse générée par le pétrole et les mines du Mexique. »

L'auteur

Boston Teran, dont on sait juste qu’il a grandi dans le Bronx, n’a à ce jour ni révélé sa véritable identité, ni communiqué sa photo. Après le coup d’éclat de Satan dans le désert (God is a Bullet), récompensé par le John Creasey Award et encensé par la critique, il a écrit cinq romans dont Trois femmes, qui n’est toujours pas publié aux États-Unis, et Gig, commentaire d’un chien sur l’Amérique. Teran vit dorénavant au Mexique.


Mon avis

 

Replaçons tout d'abord cette histoire dans son contexte historique. Au Mexique, Porfirio Diaz, président de la République depuis 1876, a voulu moderniser son pays et l'ouvrir aux investisseurs étrangers (pétroliers). Mais le fossé entre les riches et les pauvres s'est creusé et la contestation est montée. Lorsque Diaz fit emprisonner Madero , son principal adversaire aux élections de 1910 et que les résultats de ces dernières, vraisemblablement truqués, donnèrent Diaz vainqueur à une écrasante majorité, ce fut le déclencheur d'une guerre civile, appelé Révolution Mexicaine, qui débuta le 20 novembre 1910,  (et qui suite au renoncement et  à l'exil de Diaz en France se transforma en une guérilla entre révolutionnaires, mais ceci est une autre histoire)

 

Ce livre commence en 1910, au Texas. Rawbane, criminel sans foi ni loi, après avoir détourné un camion d'armes, (et tué ses conducteurs) décide de vendre son contenu. Mais il se fait coincer par Lourdes, jeune agent du BOI (ancêtre du FBI).Contre son immunité, Rawbane va devoir, escorté de Lourdes, acheminer le camion et les armes au Mexique jusqu'aux puits de pétrole et les livrer aux insurgés. Mais une idée plus personnelle trotte dans la tête de Lourdes car il a reconnu  Rawbane : il est le père qui l'a abandonné alors qu'il était enfant, et il compte bien lui faire payer cet abandon. (Rawbane, lui , ne sait pas que Lourdes est son fils).

Ce livre est écrit à la manière d'un road movie, l'épopée de deux hommes à travers le Mexique, semée d'embûches et de dangers et où la violence est omniprésente.Deux hommes très différents de prime abord, mais qui vont peu à peu apprendre à se connaître et que les liens du sang vont finalement et malgré tout rapprocher

 

J'ai été dérangée au cours de la lecture par le peu d'éléments contextuels donnés par Boston Teran. Et malheureusement , je n'ai eu la présence d'esprit de me renseigner sur l'histoire de la Révolution Mexicaine de 1910 qu'une fois le livre terminé. C'est dommage car  ma lecture en aurait été facilitée. Donc je recommande très fortement aux futurs lecteurs qui comme moi n'y connaîtraient rien en histoire mexicaine de se renseigner un minimum au préalable.
Par contre, j'ai été absorbée par l'atmosphère se dégageant de ce livre. Dans un style qui pourtant n'est pas contemplatif, ni même descriptif mais plutôt centré sur l'action, je me suis retrouvée en immersion dans l'atmosphère étouffante et rude de ce Mexique du début du siècle dernier. Comme si les mots allaient au delà de l'écrit. J'ai trouvé un réel talent d'écriture à cet auteur , même si ce style rude , ce manque de fluidité, pouvaient à priori me déstabiliser et que l'intrigueue par elle même, dopée à la testostérone, ne m'a pas complètement emballée

 

Enfin , et pour revenir sur cet auteur devenu culte depuis Satan dans le désert et  que personne ne connaît et de qui certaines sources disent qu'il pourrait être un scénariste renommé, je n'en serai point étonnée tant j'ai eu l'impression de me retrouver dans un film (une sorte de western tarantinesque)

 

 

Donc un avis positif, surtout pour le style et je rajoute Satan dans le désert dans ma liste de livres à lire

 

Note : 16/20

 

 

Je remercie les Editons du Masque et tout particulièrement Anne Blondat pour sa confiance.

Et ce livre entre dans mon challenge du 1% de la rentrée littéraire 2010

1pourcent

Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 08:25

francesca-la_trahison_des_borgia_01.jpgFrancesca T2: La Trahison des Borgia

de Sara Poole

Ma Editions (18 avril 2012)

(The Borgia Betrayal, 2011)

419 pages

Roman historique, EU

 

Résumé


Été 1493. Rodrigo Borgia, désormais Alexandre VI, est pape depuis près d'un an. Hantée par les fantômes de son passé, Francesca, qui a joué un rôle crucial dans son ascension au trône de Saint-Pierre, doit à présent faire en sorte qu'il y reste. Étant l'empoisonneuse de la plus tristement célèbre et de la plus dangereuse des grandes familles italiennes, cette maîtresse de la mort va affronter moult périls, intrigues et duperies qui menacent d'éteindre la lumière de la Renaissance.
Alors que le danger l'encercle de toutes parts, Francesca élabore un plan désespéré, mettant sa propre vie en danger. Elle va se confronter à la folie d'un homme bien décidé à détruire tout ce qu'elle s'est engagée à protéger. Des cryptes cachées de la Rome du XVe siècle à ses rues grouillantes, pleines de sensualité et de traîtres, Francesca va se battre contre ses propres démons pour déjouer un complot visant à détruire les Borgia, à s'emparer du contrôle de la chrétienté et à plonger pour toujours le monde dans les ténèbres.

Note de l'éditeur


Après Francesca, Empoisonneuse à la cour des Borgia, Sara Poole nous plonge dans une nouvelle aventure de son héroïne. Toujours aussi bien documenté sans être jamais didactique ou lassant, La Trahison des Borgia permet au lecteur d'appréhender la richesse de l'Italie de la Renaissance et de comprendre la fascination qu'elle continue d'exercer de nos jours.

 

Mon avis


 

Petite déception avec ce second tome des la saga de Sara Poole. Il faut dire que j'avais tellement été emballée par le premier opus, Francesca, empoisonneuse à la Cour des Borgia,  que j'avais placé pas mal d'attentes dans cette suite.

L'histoire se passe en 1493,. Comme nous l'avions vu à la fin du 1er Tome, Borgia est devenu Pape. Francesca est toujours son empoisonneuse. Christophe Colomb vient de découvrir une terre inconnue, l'histoire retiendra cela comme la découverte de l'Amérique: ceci suscite des convoitises de la part  des "Grands" européens.

 

Dès le début de ce livre, nous retrouvons Francecsca lors d'une réunion de cette société secrète, Lux , qui avait été évoquée à la toute fin du 1er tome. Malheureusement l'histoire s'enlise assez vite comme si  l'auteur avait  du mal à intégrer les nouveaux éléments et l'intrigue tourne un peu en rond  . (Autrement dit j'ai trouvé l'aspect thriller moins abouti).

Sinon on retrouve les ingrédients de l'opus précédent, avec à peu prés les mêmes personnages, un style dynamique aux chapitres courts , une interaction entre l'héroïne et le lecteur qui donne un charme particulier à cette série.

Bref même si cette lecture est au final  une petite déception , elle fut néanmoins très agréable et je lirai le troisième opus avec plaisir

 

 Et merci à Gilles d'avoir pensé une nouvelle fois à moi pour ce livre.

L'auteur

Sara Poole est le nom de plume d'une auteur qui s'est régulièrement retrouvée sur la liste des best-sellers du New York Times. Elle a récemment décidé de se lancer dans l'écriture de romans historiques, étant depuis toujours fascinée par l'Italie de la Renaissance et la famille Borgia. Cet intérêt se marie plutôt bien avec sa passion pour la botanique et plus précisément les plantes vénéneuses qui s'épanouissent tout autour de nous à notre insu. Sara vit dans le nord-est des Etats-Unis avec son mari et une ménagerie d'animaux qu'elle décourage inlassablement de brouter quoi que ce soit dans le jardin.
© com3pom

Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 15:23

francesca_01.jpgFrancesca, empoisonneuse à la cour des Borgia .
de Sara Poole .

Ma editions (08 novembre 2011)
416 pages

Roman historique,EU

 


Résumé


Rome, été 1492. Une époque troublée pour la chrétienté, qui s'est rendue coupable quelques mois auparavant de promulguer l'édit décrétant l'expulsion de tous les Juifs d'Espagne. Mais la cité éternelle s'émeut moins de leur sort que de celui du pape, Innocent VIII, dont on dit qu'il est mourant. Cette nouvelle attise pourtant davantage les ambitions qu'elle ne suscite la prière.
Au service de la famille des Borgia depuis toujours, Francesca apprend la mort de son père (l'empoisonneur attitré de la famille) dans des circonstances douteuses. Commence alors pour elle une quête de vengeance, qui la pousse à prendre la suite de son père.
Ses recherches vont lui faire découvrir que l'expulsion des Juifs d'Espagne n'est que le prélude à des actes plus monstrueux encore et que le pape, à la santé déclinante, compte bien autoriser depuis le Vatican. Il s'agit à présent de le neutraliser, tout en aidant Rodrigo Borgia, son maître, à être élu pape par le conclave.

Note (éditeur)

 

Fort bien documenté, ce roman historique au rythme haletant nous plonge en pleine Renaissance italienne, une époque fascinante pour son faste, ses intrigues, ses excès en tout genre. Francesca, femme libre et déterminée, est une héroïne moderne, attachante qui, malgré ses doutes, ira jusqu'au bout de la mission qu'elle s'est confiée et accomplira sa destinée.

Mon avis

J'ai passé quelques heures de lecture extrêmement agréables avec ce premier tome de la Serie des Francesca de Sarah Poole qui nous entraîne en Italie en l'an 1492.

Pas facile de classer ce livre dans un genre particulier.
C'est bien sûr un roman historique. On y apprend plein de choses sur la cour des Borgia, sur le contexte politique et religieux de l'époque. Avec en prime une belle visite de Rome.
Cette histoire tient également beaucoup du thriller, avec une intrigue sur fond de complot, qui nous tient en haleine au fil des pages, des chapitres courts , un style dynamique et de l'action, et encore de l'action.
Les personnages (en particulier Francesca, heroïne jeune et belle, courageuse, culottée,  un brin garçon manqué) m'a semblé tout droit sortie d'une grande saga Young Adults. Et Francesca a un faible pour les beaux mâles qu'elle côtoie .
Quand à la couverture, très réussie , elle m'évoque bien sûr la littérature de romantic fantasy
Tout ces genre se mélangent avec bonheur  pour donner un roman dynamique, très agréable à lire et qu'il est difficile de âcher une fois commencé. Et j'ai adoré la façon avec laquelle l'auteur interpelle le lecteur.


Bref, une très chouette lecture, qui devrait plaire au plus grand nombre. Amateurs de "grande littérature", anti easy-reading" et  autres chercheurs d'originalité stylistiques, passez votre tour . Pour tous les autres, foncez, comme on dit "C'est que du bonheur" Et j'attends la sortie du tome 2, la trahison de Borgia  avec impatience (il est prévu pour avril 2012)


 

L'auteur

 

Sara Poole est le nom de plume d'un auteur qui s'est régulièrement retrouvé sur la liste des best-sellers du New York Times. Elle a récemment décidé de se lancer dans l'écriture de romans historiques, étant depuis toujours fascinée par l'Italie de la Renaissance et la famille Borgia. Cet intérêt se marie plutôt bien avec sa passion pour la botanique et plus précisément les plantes vénéneuses qui s'épanouissent tout autour de nous à notre insu. Sara vit dans le nord-est des Etats-Unis avec son mari et une ménagerie d'animaux qu'elle décourage inlassablement de brouter quoi que ce soit dans le jardin.
Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 17:22

la-danseuse.gif

La danseuse

de Mori Ôgai
Eds du Rocher (2006)
85 pages
Traduit du japonais par Jean- Jacques Tschudin
Maihime (1890)

Roman, Nouvelle, Japon


Résumé

«Ce jour-là, j'aperçus, appuyée contre le portail clos de l'église, une jeune fille en train de sangloter d'une voix étouffée. Elle devait avoir seize ou dix-sept ans. Vêtue très proprement, sans trace aucune de saleté, elle portait un fichu qui laissait s'échapper une chevelure d'or pâle. Surprise par le bruit de mes pas, elle se retourna : mais comment décrire son visage sans un pinceau de poète ? Il lui suffit - je ne sais pourquoi - d'un seul regard de ses yeux bleus, limpides, emplis d'une tristesse implorante, de ses yeux à moitié dissimulés sous de longs cils embrumés de larmes, pour pénétrer au plus profond de mon coeur, un coeur pourtant sur ses gardes.»

 

Mon avis

 

Très célèbre au Japon, ce court roman/nouvelle est l'un des textes emblématiques de la nouvelle littérature japonaise qui commence à se mettre en place dans les années vingt de l'ère Meiji (1868, 1922). Son auteur , Mori Rintarô (1862-1922), passé sous le nom de [Mori] Ôgai , un des ses nombreux noms de plume , est incontestablement avec Natsume Sôseki l'une des figures majeures du roman moderne.

Ce récit , se base sur l'expérience allemande de l'auteur qui fit un séjour d'études en Allemagne alors qu'il avait 19 ans et était un étudiant précoce. De la même façon, le personnage central  de ce livre, Ôta Toyotaro est un jeune homme élevé de façon très stricte et extrêmement brillant dans ses études. Engagé par un ministère, il est envoyé en Europe pour y mener une mission d'enquête. C'est ainsi qu'il va se retrouver à Berlin et se trouve frappé et émerveillé par cette ville. En parallèle à sa mission, il s'inscrit en science politique à l'université.. Trois ans passèrent. Mais " Tôt ou tard vient l'heure où l'homme ne peut plus continuer à dissimuler sa véritable nature" . Ôta sent peu à peu un certain malaise l'envahir et se rend compte que jusqu'à présent il n'avait vécu que pour respecter les volontés des autres : de sa mère qui voulait le transformer en encyclopédie vivante , de son chef qui avait visé à faire de lui une incarnation de la loi, une sorte de mécanique fabriquée afin de pouvoir l'utiliser à son gré. Ôta sent son Moi authentique faire surface pendant que les doutes l'envahissent " Certes je donnais l'impression d'avoir une grande force de travail et d'être persévérant, mais je me trompais moi-même, et je trompais les autres également , car je ne faisais que suivre sans détour le chemin qu'on m'avait tracé. Si je ne me laissais pas troubler par les autres choses, ce n'était pas parce que j'avais le courage de les rejeter sana hésitation, mais simplement parce que,  terrifié devant ces éléments venus d'ailleurs, je m'étais recroquevillé, me liant moi-même pieds et poings". Et un jour, adossé au portail d'une église, il voit une jeune fille Elise, en train de pleurer. Elle lui raconte que on père est mort et que sa mère et elle n'ont pas d'argent pour l'enterrer. Elle lui demande de l'aide. Élise est une danseuse, et va bouleverser peu à peu à la vie d'Ota. MAis l'appel du Devoir va le rattraper et il va finalement rejoindre le Japon, abandonnant lâchement cette pauvre fille désespérée et enceinte.

 

On discerne dans ce roman certains aspects du roman d'initiation , genre qui apparut en Allemagne au XVIIIeme . On y trouve aussi certains stéréotypes de l littérature romantique : l'attention su le Moi, le tourment, le froid et la neige, un certain exotisme (le héros est japonais, la jeune fille est allemande)

 

J'ai beaucoup apprécié cette lecture. Le style est classique., le langage est soutenu mais très accessible .

Une très belle découverte .

 

mori-ogai.jpgL'auteur
Médecin, haut fonctionnaire, traducteur, historien et écrivain, Mari Ôgai (1862-1922) est l'un des grands auteurs de l'ère Meiji, après un séjour d'études en Allemagne, il publie à son retour au Japon son premier texte, La Danseuse (1890).
Ce récit aux résonances autobiographiques est considéré comme un texte fondateur de la littérature moderne japonaise. Marie Ogai est également l'auteur de Vita sexualis (Gallimard), Le Jeune Homme (Editions du Rocher), L'Oie sauvage (Picquier) et L'Intendant Sanshô (Picquier), adapté au cinéma par Mizoguchi Kenji.

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 08:47

The-room.jpgRoom  .

de Emma Donoghue  .

Stock (24 aout 2011)

401 pages

(Room, 2010)

Roman, Irlande


Résumé

 

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.
Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.
Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?

 

Mon avis


Je ne vais pas revenir sur le résumé, celui de l'éditeur étant très bien fait. Ce livre a  été listé et récompensé par de nombreux prix littéraires et est déjà publié ou en cours de traduction dans de nombreux pays. Dès les premières pages, j'ai été littéralement absorbée par cette histoire, inspirée de faits réels.

Le narrateur et "héros " de ce livre est Jack,  un petit garçon de 5 ans,  et l'auteur adopte les mots et la manière de penser d'un enfant de cet âge. Ainsi l'animisme est particulièrement bien rendu  . Il faut dire que hormis sa maman, les seuls amis de cet enfant sont les rares objets meublant les quelques mètres carré de de cette Chambre : Madame Télé, Madame Plante, Monsieur Lit...C'est à cette Chambre que se résume la vie de ce petit Jack,et c'est le seul environnement qu'il connaisse, y étant né , suite à l'enlèvement et la séquestration de sa maman, Na , sept ans plus tôt. Le seul être humain qu'il lui arrive de croiser  est  Grand Méchant Nick , son père biologique et ravisseur de Na, qui continue à la violenter régulièrement.

Puis , un jour, c'est la liberté retrouvée : grâce à l'héroïsme du petit Nick, lui et Na arrivent à s'enfuir. Mais ce nouveau monde est complètement inconnu pour ce petit garçon qui a perdu ses repères et pour qui tout est un "truc bizarre"...


 Je trouve que la dissonance entre la tragédie évoquée et les mots d'enfants employés est un des grande force de ce livre.Les émotions sont multiples et souvent brutes  et Emma Donoghue, par l'intermédiaire de l'excellente traduction de Virginie Buhl, nous les renvoie . Et je les ai prises en plein coeur.

 

Coup de coeur de cette rentrée d'automne 2011 et je pense qu'on devrait beaucoup entendre parler de ce livre dans les prochains mois

 

Et pour finir le trailer VO

 

 

 

Un grand merci à Libfly en partenariat avec les Editions Stock et la librairie Furet du Nord

Rentrée-littéraire-icono

 

 

emma-donoghue.jpgL'auteur

 

Emma Donoghue est une historienne, romancière et dramatruge irlandaise qui vit maintenant au Canada.

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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 14:48

Kosaku.jpgKôsaku

de Yasushi Inoué

Folio (gallimard)(mai 2011)

(Shiro-Bamba, 1960)

222 pages

Roman , Japon


Résumé


Dans le village isolé où il est élevé par la vieille Onui, la maîtresse de son arrière-grand-père, le jeune Kôsaku grandit. Sous forme de courtes scènes, enchâssées dans le récit comme autant de joyaux, voici tout le Japon traditionnel du début du siècle qui revit devant nous : ses fêtes paysannes, ses coutumes méconnues, telles que les voit et les vit un enfant au seuil de l'adolescence. A travers l'histoire de Kôsaku, la sienne en fait, si particulière et qu'il sait pourtant rendre universelle, Yasushi Inoué nous raconte notre entrée à tous dans la vie adulte, avec ses joies, ses peines, ses surprises, ses déceptions, ses larmes et ses rires...

 

Mon avis

 

 Yasushi Inoué nous entraine dans la campagne japonaise du début du siècle dernier. Kôsaku est un jeune écolier, vivant avec son arrière grand-mère Onui. Il partage son temps entre ses devoirs scolaires et ses copains . Ce sera l'âge également des premiers émois.

 

Une histoire simple et fraîche, aux parfums autobiographiques qui nous fait découvrir un Japon traditionnel ,qui parait  si lontain aux  occidentaux que nous sommes, mais que la simplicité des mots de Yasushi Inoué 'servis par une très bonne traduction de Geneviève Momber-Sieffer rend très proche. Même si les cultures sont différentes, les sentiments sont universels.
Un bien joli moment de lecture

Merci aux Editions Gallimard (Folio)


yasushi-inoue.jpgL'auteur

 


Yasushi Inoué est né en 1907. Reconnu très tôt comme un des plus grands romanciers de son temps, il a créé une oeuvre d’une richesse exceptionnelle dont les plus célèbres fleurons sont sans doute Le Fusil de chasse et Shirobamba (Folio n°2511). Il est mort à Tokyo en 1991.

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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 07:20

la-grande-morille.jpgLa grande morille

de Pascal Leclercq

Coups de Têtes (2011)

151 pages
Polar burlesque, Belgique

Résumé

Après Marzi et Outchj et Marzi à Marzi, Pascal Leclercq nous plonge à nouveau dans son univers noir burlesque. Mêmes obsessions, même sens de l'exagération chronique, même monde mafieux dans cette Belgique confrontée à ses paradoxes et ses contradictions. Dans La grande morille, les frasques de Marzi et d'Outchj finissent même par ébranler l'armée et le système de santé! Une aventure abracadabrante où sexe, drogues, meurtres, poursuites et magouilles monumentales s'enchaînent à un rythme désopilant.
La grande morille, une grande chasse aux champignongnons!

Mon avis :

Pas de réelle chronique  car j'ai abandonné au bout d'une trentaine de pages. Pourtant , lorsque l'éditeur m'a proposé la lecture de ce livre, le résumé loufoque me tentait assez. Certes le peu que j'ai lu est assez déjanté et sort des sentiers battus, mais je n'ai pas du tout accroché au style familier de l'auteur , et ne suis absolument pas arrivée à entrer dans cette histoire.
Pour ceux qui veulent en savoir plus , vous pouvez allez voir la chronique de Mysterejazz

Merci aux Editions Coups de Tête pour cette proposition de lecture!!

pascal-leclerq.jpgL'auteur

 

Pascal Leclercq est né à Liège en 1975, où il vit et travaille. Après des études de philosophie, il entame un cycle de chômage à visée culturelle, et passe plusieurs années dans le nord de l'Italie, pays qui a eu une forte influence sur son imaginaire, et avec lequel il garde de forts contacts. Poète, journaliste et nouvelliste, il est également le traducteur en français du poète italien Andrea Inglese. Il a obtenu le prix Pollack pour Demain revient de loin, et la bourse de la fondation Spes pour Un bâton. Marzi et Outchj est son premier roman.

Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 19:29

conjuration des imbécilesLa conjuration des imbéciles
de John Kennedy Toole
10/18 (2009)
1ere parution fr : Robert Laffont 1981
534 pages
A Confederacy of Dunces (1980)
Roman, Etats-Unis

Résumé

« Écrit au début des années 60 par un jeune inconnu qui devait se suicider en 1969, à l'âge de trente-deux ans, parce qu'il se croyait un écrivain raté, La Conjuration des imbéciles n'a été éditée qu'en 1980. Le plus drôle dans cette histoire, pour peu qu'on goûte l'humour noir, c'est qu'aussitôt publié, le roman a connu un immense succès outre-Atlantique et s'est vu couronné en 1981 par le prestigieux prix Pulitzer. Une façon pour les Américains de démentir à retardement le pied de nez posthume que leur adressait l'écrivain, plaçant en exergue à son livre cette citation de Swift : "Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui." »
Bernard Le Saux, Le Matin

Mon avis

Je l'ai lu cet été mais je viens de m'apercevoir que j'ai oublié d'en faire la chronique.
Ce livre fait partie de ceux qu'il est de bon ton d'avoir dans sa bibliothèque. Encensé par les critiques, il est considéré comme appartenant à au groupe des Objets littéraires non identifiées (OLNI) , difficiles à classer tant ils sont inclassables.

Cette histoire est portée par Ignatus, un des personnages les plus atypiques de  la littérature . Laid, adipeux, râleur, méchant, asocial, hypocondriaque , fainéant, pervers, mais également excentrique, créatif et idéaliste. Un personnage détestable mais paradoxalement très attachant.
La ville de la Nouvelle Orléans, cadre de cette histoire qui se déroule au début des années 60, est un personnage à part entière de ce livre. Et  sous la plume de John Kennedy Toole, on y rencontre une faune haute en couleur.

Malgré quelques longueurs  , j'ai beaucoup apprécié cette lecture ne serait-ce que pour le style inimitable de l'auteur, jouant avec les mots comme avec les situations. L'humour est omniprésent ,flirtant souvent avec le grotesque ou le trash. La transcription du patois local est marrante (je n'ai malheureusement plus les termes en tête)

Bref, une lecture que je ne regrette pas d'avoir faite et que je conseille;( mais je regrette d'avoir mis tant de temps pour rédiger ce billet qui pour le coup est bien fade)

john-kennedy-toole.jpgL'auteur

John Kennedy Toole est né en 1937. Il ne trouve pas d'éditeur de son vivant pour ses deux romans : La Conjuration des imbéciles et La Bible de néon. Persuadé de n'être qu'un écrivain raté, il se suicide en 1969. Grâce à la détermination de sa mère qui contacte l'écrivain Walker Percy et le convainc de faire publier La Conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole obtient le prix Pulitzer à titre posthume en 1981. La Bible de néon a été adaptée au cinéma par Terence Davies avec Gena Rowlands, Denis Leary, Diane Scarwid et Jacob Tierney, et présentée en sélection officielle au Festival de Cannes 1995.

Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 08:40

vie-trop-beve-d-Edwin-Mullhouse.jpgLa vie trop brève d'Edwin Mullhouse
de Steven Millhauser
Le livre de poche (avril 2010)
1ere parution en France : Albin Michel,(1975)
445 pages



Résumé

Étrange titre pour un premier roman non moins étrange, écrit par un jeune Américain de vingt-neuf ans alors inconnu. Dès sa parution en 1975, cet ouvrage inclassable recevait le prestigieux prix Médicis étranger et révélait Steven Millhauser comme l’un des auteurs les plus singuliers de sa génération.
Ce récit, par un biographe de onze ans, de la vie d’un enfant prodige mort en laissant une œuvre méconnue, est devenu un livre culte. Véritable tour de force littéraire autant qu’intellectuel, il propose une subtile parodie du genre biographique et fait référence aux plus grands maîtres de la littérature : Franz Kafka, Thomas Mann ou Vladimir Nabokov.



Mon avis : prochainement

 

Tout d'abord un grand merci à Blog o book et Le livre de poche pour ce partenariat.

Que dire de ce livre? Le narrateur est un petit garçon d'une douzaine d'années  Jeffrey Cartwight, qui , raconte ses années d"enfance avec son petit voisin, Edwin Mullhouse, enfant de quelques mois son cadet et mort à 11 ans . Sorte de genèse d'une biographie , c'est le premier livre que je lis de ce genre là. Du reste , cet ouvrage est considéré comme inclassable par de nombreux avis plus avertis que le mien.
Il faut dire qu'Edwin Mullhouse est un sujet de choix pour le petit Jeffrey. Edwin est passionné par les histoires et dans sa dernière année va se lancer dans l'écriture de Cartoons, sorte de bande dessinée;  Jeffrey voit en son ami un futur géant de la littérature.

Ce livre est divisé en trois parties datées: Les années jeunesse de 0 à 6 ans , celles de maturité de 6 à 9 ans  et enfin les dernières années de 9 à 11 ans dont les charnières correspondent à peu près au rapport d'Edwin avec la lecture et l'écriture: années analphabètes, alphabètes puis littéraires. A la fois donc biographie d'Edwin, c'est aussi la génèse du "chef d'oeuvre " d'Edwin.

J'ai trouvé remarquable la façon dont Steven Millhauser arrive, avec des mots d'adulte, à retranscrire les émotions, pensées, envies, doutes de ces 2 gamins.Avec du recul, on s'aperçoit combien, vues à travers le prisme de l'enfance, les choses peuvent être différentes, déformées. Edwin Mullhouse est un enfant normal,  peut être plus fragile que les autres et sujet à la dépression, or Jeffrey le voit comme un artiste génial et lui voue une sorte de culte,( alors que, dans les faits, Jeffrey semble plus précoce et équilibré qu'Edwin)

J'ai également beaucoup apprécié le style dense et classique de cet auteur qui excelle dans les longues descriptions (avec des phrases de plus d'une page parfois) et réussit le tour de force de retranscrire, avec un niveau de langage soutenu, lesborborygmes et autres vagissements des bambins.

Seule petite ombre au tableau: je me suis parfois ennuyée dans les contemplations et les longues descriptions.

Néanmoins, je suis complètement 'accord avec ceux qui considèrent que ce livre est un chef d'oeuvre. Le petit Robert (2004) nous dit : Chef d'oeuvre = oeuvre accomplie en son genre, ce livre étant assez unique en son genre, alors oui c'en est un, comme peut l'être également La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole

 

 

 

 

steven-millhauser.jpgL'auteur:

Steven Millhauser vit dans l'Etat de New York. Il est l'auteur de La Vie trop brève d'Edwin Mullhouse... (prix Médicis étranger 1975), Portrait d'un romantique, La Galerie des jeux, Le Royaume de Morphée, Le Musée Barnum.

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Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 08:15

la-ou-j-irai.jpgLà où j'irai
de Gayle Forman
Oh Editions (novembre 2010)
282 pages


Résumé

Adam se glisse dans la salle. Il a 21 ans, c'est une rock star adulée et l'ancien amoureux de Mia...
Trois ans plus tôt, Mia était partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles est un choc : les souvenirs, bons et mauvais, ressurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'il pensait indestructible quelques années plus tôt se heurte à la réalité de leur vie présente. De nouveau, Mia est confrontée à un choix : doit-elle revenir en arrière pour donner une chance à son premier amour? Peut-on revivre la même passion si longtemps après, malgré les souffrances endurées? Ils ont une soirée pour décider. Plus forte que les mots, la musique les emporte dans un tourbillon d'émotions. Mais est-ce suffisant pour les réunir de nouveau?

Mon avis

Merci aux Editions Oh pour leur confiance. Ce livre est la suite de Si je reste (lu juste avant et chroniqué ICI). et je pense qu'il vaut mieux les lire dans l'ordre car le second fait de nombreuses références au premier.

Alors que Si je reste empruntait le point de vue de Mia, c'est de celui d'Adam que nous allons suivre cette histoire. Trois années se sont écoulées depuis que nous l'avions laissé dans la chambre d'hôpital de Mia. Ils se sont perdus de vue. Adam est devenu une rock star adulée et traquée par les paparazzi qui font les choux gras de sa relation avec Byrn , une actrice. Adam doit partir avec son groupe, les Shooting Star, en tournée en Europe. Mais il n'en peut plus, ne supporte cette pression qui pèse sur ses épaules, ces journalistes qui le harcèlent. Ses relations avec les autres membres du groupe sont tendues et il est à deux doigts de  tout plaquer . Alors qu'il erre dans dans les rues de New York et que ses pas le mènent jusqu'au Carnegie Hall,  ses yeux se portent sur une affiche: Les Young Concert Series présentent Mia Hall. Mia dont il n'a plus de nouvelles  depuis qu'elle est partie faire ses études de violoncelle juste après s'être remise de son accident.

Adam entre dans la salle de concert...

Ce livre se centre donc sur les retrouvailles d'Adam et Mia. La construction est identique à celle de Si je reste avec  des paragraphes racontant l'histoire présente en alternance avec des flashbacks . Pourquoi Mia a-t'elle mis un terme à sa relation avec Adam? C'est ce qu'il va essayer de comprendre tout au long de cette nuit où ils vont, après le récital, errer tous deux dans les rues new-yorkaises. Y'a t'il un avenir possible entre eux ?

 

Même si je me suis un peu ennuyée pendant le premier tiers du livre, l'histoire monte en intensité par la suite et il y a de jolies choses.(et j'ai encore une fois trouvé que les ressemblances avec les romans de Marc Levy étaient nombreuses)

J'ai trouvé que les personnages d'Adam et de Mia étaient plus approfondis que dans le tome précédent et avaient gagné en consistance. Et au final,(et contrairement à la plupart des avis de mes "copinautes"), j'ai préféré ce deuxième tome.

Comme pour Si je reste, et même si ça n'est pas indiqué par l'éditeur, je pense que ce livre s'adresse plus à un public Ado/jeunes adultes. Partant de là, c'est un livre que je conseille car  l'auteur  évite les clichés habituels .


Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 08:09

si-je-reste.jpgSi je reste
de Gayle Forman
Oh Editions (2009)
lu en Pocket (2010)

186 pages

 

 

Résumé

Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis... Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

 


Mon avis
Ayant reçu Là où j'irai,( suite de Si je reste), en SP, c'était donc pour moi l'occasion de me plonger dans ce livre qui attendait dans ma PAL et qui a suscité un bel engouement dans le cercle des blogolecteurs.

L'histoire, c'est celle de Mia, jeune fille sage de 17 ans ,passionnée de musique classique (violoncelle). Elle vit une adolescence heureuse, avec ses parents, un brin excentriques et passionnés de musique rock (son père est un ancien punk), et son petit frère Teddy, gamin de 8 ans facétieux et débordant d'énergie. Elle a un petit copain, Adam, lui-même musicien, chanteur et guitariste d'un groupe d'emo-rock qui jouit d'une belle notoriété locale. Sa meilleure amie et confidente, c'est Kim.

Un matin enneigé, alors que toute la famille va rendre visite à des amis, c'est l'accident. Une voiture les percute. Mia se retrouve debout dans la neige, elle voit les corps sans vie de ses parents, puis le sien étendu, meurtri, que les secouristes tentent de maintenir en vie. Mia n'a pas mal, Mia ne ressent pas la douleur ; elle est invisible aux yeux d'autrui mais elle observe, voit tout, entend tout, elle est une âme.
Transportée à l'hôpital, et après de nombreuses opérations, elle est dans un  coma profond. Ses grands-parents, sa famille, ses amis se sont réunis dans une salle d'attente. Mais comme dit l'infirmière Ramirez, tout ne dépend pas ds médecins , infirmières, ou de  l"équipement médical "C'est elle qui mène le jeu " . Mia l'a bien entendu et bien compris, c'est à elle de décider si elle doit rester et vivre , ou mourir....

 

Tout au long du livre et des heures qui s'égrainent , et que l'issue approche( la vie, ou la mort) , Mia cherche des raisons pour se raccrocher à cette vie, elle qui sait qu'elle est désormais orpheline et qui va vite comprendre que son petit frère n'a pas survécu non plus. C'est d'Adam qu'elle attend un signe, une raison de rester, Adam que le corps médical empêche de la voir. Mia revient sur sa vie , sur la musique qui est tant importante pour elle , et se pose des questions sur l'amour réel que lui porte Adam, eux qui sont si différents.

 

Ce livre se lit facilement et rapidement. Même s au final, c'est une lecture agréable et assez émouvante, j'ai eu l'impression de connaître déjà  cette histoire. On est proche ici de l'univers des romans de  Marc Levy ou de Musso  (déjà le titre...)mais ici  en  version ado.

Donc en tant qu'adulte, et qui de surcroît a lu pas mal de Levy et Musso, j'ai trouvé cette histoire un peu terne et déjà vue-lue. Donc quelque part, une petite déception étant donné l'engouement que ce livre a suscité
Par contre, et même si ça n'est pas clairement annoncé (enfin si, le bandeau du bas du livre "Le livre le plus émouvant depuis Twilight...rien à voir du reste), je conseillerai vivement cette lecture à un public ado

A venir : Là où j'irai de Gayle Forman (la suite)
A noter qu'une adaptation cinématographique est en cours par les producteurs de Twilight



Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 10:30

olive-Kitteridge.jpgOlive Kitteridge  
d'Elizabeth Strout  
Editions Ecriture (octobre 2010)
376 pages

Résumé

Olive est l’épouse du pharmacien de Crosby, petite ville côtière du Maine. Elle est la mère de Christopher, qu’elle étouffe. Et aussi ce professeur de mathématiques tyrannique, au franc-parler souvent blessant, capable pourtant de surprenants élans de bonté.
Olive Kitteridge traverse cette fresque polyphonique où le destin des habitants de Crosby – héros ordinaires – s’entremêle sur une période de trente ans. Éclate alors une personnalité hors normes, cette femme a priori peu aimable, mais ô combien attachante.
Ce portrait offre d’Olive une multitude d’éclairages – parfois contradictoires, toujours justes. Rarement un écrivain a approché avec une telle puissance la singularité et la complexité de la nature humaine – son universalité, aussi.

Salué outre-Atlantique pour la virtuosité de sa construction et la finesse de son ton, Olive Kitteridge s’inscrit dans la lignée de romans américains tels Le cœur est un chasseur solitaire, de Carson McCullers, ou Les Corrections, de Jonathan Franzen.

L'auteur

Elizabeth Strout est née en 1956 à Portland, dans le Maine (États-Unis). Après des études de droit, elle s’installe à New York et publie des nouvelles dans différentes revues littéraires. Elle met sept ans à rédiger son premier roman, Amy et Isabelle (Plon, 2000). En 2009, elle reçoit le prix Pulitzer pour Olive Kitteridge, publié dans 26 pays.

Mon avis


Je suis gâtée avec mes lectures puisque j'ai pu lire ce livre en avant-première , grâce au partenariat entre Blog-o-book et les Editions Ecriture (que je remercie )

Ce roman est construit comme un recueil de nouvelles (13 au total), dont le fil conducteur est Olive Kitteridge. Elle en est parfois le personnage central, ou n'est  que citée au détour d'une phrase.
 Elizabeth Strout, nous plonge dans le quotidien des habitants de la petite ville de Crosby, dans le Maine . Au fil des nouvelles , ils se croisent et se décroisent , mais tous ont en commun d'avoir partagé un instant de vie avec Olive Kitteridge.

Ce sont des anti-héros, des gens ordinaires , avec leurs joies, leurs peines; ici peu ou pas de sensationnel, juste des instantanés de vie, pris sur une période d'une trentaine d'années

 

Au début de ce livre, c'est au travers d'Henry, son mari pharmacien, que nous faisons rapidement connaissance avec Olive Kitteridge. Ils ont un fils, Christopher. Henry est un homme  bon, altruiste, passionné par son travail de pharmacien et aimant avec ses employé(e)s.  A côté de son mari, Olive apparaît son opposé: acariâtre et  égoïste. Elle est professeur de mathématiques et est crainte par ses élèves.

Puis, les années passent, apportant leurs lots de   bonheurs et de drames ,

Ce livre a reçu le Prix Pulitzer et il est indéniablement très bien écrit  habilement construit , et un très beau portait d'une femme au destion ordinaire
Mais j'avoue que je me suis parfois  ennuyée; j'ai trouvé les nouvelles inégales et ai eu envie à plusiurs reprises d'abandonner cette lecture et j'aurais eu tort car la fin du livre (en particulier les 11eme et 13eme nouvelles) est à mon gout le plus émouvante.

Note : 14/20

Ce livre sera disponible chez les libraires à partir du 16 octobre 2010 et un projet de série Tv serait en cours



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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 19:18

suite-s--imperiale-s-.jpgSuite(s) impériale(s)   
de Bret Easton Ellis   
titre original : Imperial bedrooms  
Robert Laffont (septembre 2010)  
collection Pavillons
228 pages

 

 

Résumé

 

Clay, l’anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles.
Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu’il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip… les représentants d’une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent. Producteur associé à l’adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses.
Il est prêt à tout pour la posséder. Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu’il est constamment observé et suivi…Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations… ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d’emprise et aux mêmes démons, s’enivre de sexe, d’images, de drogues, de fêtes irréelles… et se révèle toujours plus amer et désespéré. Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites.
On est saisi par la virtuosité du style sobre et acéré, les chapitres courts donnent à la narration un rythme percutant. L’atmosphère est oppressante, la noirceur non dépourvue d’humour. L’angoisse et la tension croissantes annoncent une lente descente aux enfers. Le portrait de notre époque est aussi violent que subversif.

 

 

Mon avis:

Voici un livre que j'ai attendu avec impatience et que j'ai commencé avec enthousiasme .....qui malheureusement très vite a fait place à la lassitude et au final à une déception.

Ce livre est la suite de Moins que zéro, (paru en 1985, et que je n'ai pas lu). A priori on retrouve les mêmes personnages qui, comme Bret Easton Ellis,  ont vieilli de vingt-cinq ans.
L'intrigue de Suites impériales se déroule à Los Angeles, dans la Cité des Anges comme on dit. On est ici dans le milieu du show-biz (cinéma); le héros principal Clay est scénariste et participe au casting d'un de ses films. Il rencontre une jeune actrice Rain, n'ayant comme "talent" que celui de son physique et  est prête à tout pour se faire engager , et en particulier à coucher avec qui pourrait donner un coup de pied à sa carrière, (en l'occurrence ici Clay), qui pense de son côté avoir la main mise sur elle. Mais les apparences sont trompeuses....

 

Si Los Angeles est le royaume de la superficialité, alors Bret Eston Ellis l'a très bien décrit dans ce livre. Tellement bien que du coup c'est le livre que j'ai trouvé superficiel. Je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire et j'avais hâte que cette lecture soit terminée.


Par contre, le style est intéressant, avec parfois des phrases lapidaires et d'autres extremement longues . Et faire une phrase de plus d'une page sans lourdeur, bravo (et chapeau à la traduction)

 

Donc grosse déception pour moi (car surement trop d'attentes)
Et merci à Blog -o-book et aux editions Robert Laffont pour ce partenariat

Note : 09/20

 
Extrait:
"Pendant la dernière semaine de décembre, si nous ne sommes pas au lit, nous sommes au cinéma ou nous regardons des films piratés, et Rain se contente de hocher la tête quand je lui explique tout ce qui ne marche pas dans le film que nous venons de voir. (...) C'est quelqu'un qui essaie de rester jeune parce qu'elle sait que ce qui compte le plus, c'est l'apparence juvénile. C'est censé faire partie de la séduction : tout maintenir jeune et lisse, tout maintenir à la surface, même si l'on sait qu'elle va craqueler et ne pourra être maintenue à jamais - en tirer avantage avant que la date de péremption ne se rapproche. La surface présentée par Rain est en réalité tout ce qu'elle est et, comme chez toutes les filles qui ressemblent à Rain, il y a quelque chose de fascinant à l'observer en train d'essayer de comprendre pourquoi je m'intéresse à elle plutôt qu'à une autre."" (extrait p 76, 77, cité par Le monde)

 

Ce titre rentre dans le challenge du 1% littéraire de la rentrée 2010.

1pourcent

  ainsi que dans les challenge ABC 2010 logo challengeABC

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Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 08:08

acide-sulfurique.jpgAcide sulfurique   

Amélie Nothomb   

Livre de Poche (2007)  

213 pages



Résumé (amazon)

Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l’horreur dénoncée.

Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l’aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi. Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l’audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s’élève mais personne ne s’abstient de voter et Pannonique joue sa vie…

Les jeux du cirque modernes : téléréalité, voyeurisme, ignominie, bonne conscience, dénonciation moralisante y ont partie liée. Un monde de bêtise et de cruauté, d’hypocrisie bien-pensante où l’individu a perdu toute liberté d’agir puisque tout est récupéré, où même la dénonciation du système appartient au système. Et cependant qui dit victime dit désir de sauver sa peau. En premier chef de reconquérir la faculté de nommer, le début de l’humanité selon Nothomb…



Mon avis

Sorti en 2005 aux Editions Albin Michel, ce livre a crée une vive polémique , encensé par certains et descendu par d'autres.

C'est vrai que l'idée de départ est forte : des personnes prises au hasard dans la population sont déportées dans un camp de concentration . Ils sont filmés 24/24h et cette télé-réalité est retransmise bien sûr et suivie par de très très nombreux téléspectateurs.Les prisonniers sont soumis aux ordres des Kapos, candidats choisis - castés- par les organisateurs et vivent dans des conditions extrêmes d'insalubrité , de malnutrition et sont soumis à des travaux forcés.  La grande différence avec les camps nazi est en fait la présence des caméras. Chaque jour, deux  détenus sont nominés par les organisateurs, choisis souvent pour leur faiblesse ou leur discrétions et sont tués. Jusqu'à ce que les organisateurs, pour booster une fois de plus l'audience, décident que désormais ce seront les téléspectateurs qui choisiront ceux à éliminer .

 

Deux personnages se dégagent de cette histoire:ZKZ 114, (de son vrai prénom Pannonique, mais dans Concentration, où la déshumanisation fait partie des procédés d'humiliation des prisonniers, les matricules sont la règle et l'usage des prénoms interdit), un jeune fille intelligente , forte , belle et charismatique, la prisonnière mise en avant lors des retransmissions et idole des téléspectateurs. Et Zebda la kapo, jeune fille à l'opposé de Pannonique, et qui va développer envers elle une jalousie mêlée de fascination la menant à l'acharnement.

Un des aspects fort de ce livre est bien sûr la critique de la télé-réalité et du voyeurisme. Qui est vraiment responsable: les organisateurs? les candidats kapos qui s'acharnent sur les prisonniers? ou les spectateurs?

 

" -Spectateurs, éteignez vos télévisions! Les pires coupables, c'est vous! Si vous n'accordiez pas une si large audience à cette émission monstrueuse, elle n'existerait plus depuis longtemps! Les vrais kapos, c'est vous! Et quand vous nous regardez mourir, les meurtriers, ce sont vos yeux! Vous êtes notre prison, vous êtes notre supplice! "  lance ZKZ 114 (Pannonique)

 

Malgré ses idées fortes, ce livre n'a pas réussi à m'emballer. Je ne suis pas parvenue à m'attacher aux personnages, que j'ai trouvé assez fades . J'ai trouvé que l'ensemble manquait de rythme, même si la lecture en est facile. J'aurais aimé un traitement des idées sous-jacentes beaucoup plus cynique (soit plus  corrosif ou inversement très léger ce qui aurait pu donner une approche décalée intéressante); au lieu de cela, j'ai trouvé au final cette histoire un peu terne.


Dommage

Note 12/20

 

 

Et je rajoute ce livre dans le challenge le Tour du Monde pour la Belgique

Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 18:24

cheval-principes.jpgJe suis très à cheval sur les principes   
de Davis Sedaris

Points (mai 2010)
331 pages

Résumé


Porter un nœud papillon nuit-il gravement à la vie sexuelle? Peut-on larguer son petit ami quand on ne sait ni cuisiner ni lire un plan? Faut-il avoir peur des microbes dans les salles de cinéma? Comment peut-on être Français? Voilà quelques-unes des questions que pose David Sedaris dans ce livre en forme de one man show. A la manière du Woody Allen de Destins tordus ou de Jerry Seinfeld, il cingle de son humour noir les travers de notre société. Sedaris dézingue tout et tout le monde, à commencer par lui-même. Complexé, capricieux ou exubérant, il nous raconte "sa" vie (et celle de sa famille fantaisiste) avec un sens de la comédie hors du commun. "La vie est dure et elle s'achève violemment." Mais ce maître en dérision a pris le parti d'en rire.

L'auteur


David Sedaris est né aux Etats-Unis en 1956. Il est l'auteur de six best-sellers traduits dans plus de vingt-cinq pays. Véritable phénomène outre-Atlantique, il est le seul écrivain à avoir rempli Carnegie Hall. Contributeur régulier du New Yorker, il écrit également pour la radio et le théâtre. Il vit entre New York, la Normandie et Paris.

 

Mon avis

 

Je remercie tout d'abord Livraddict et Les Editions Points pour ce partenariat.

Lors de mon billet précédent, je me posais la question de savoir quelle serait ma réaction face à un livre que je n'aurais pas aimé et écrit par un écrivain très peu connu du grand public et sur qui un article négatif pourrait avoir un effet néfaste. Question sans suite car le livre au final m'avait plu.

Avec ce livre Je suis très à cheval sur les principes, cette question se pose à nouveau. La grosse différence ici est que Davis Sedaris, qui était pour moi un illustre inconnu, s'avère être un écrivain très renommé outre -atlantique. De plus plusieurs sites (Inrocks, Evene...) en font une très bonne pub et il est en coup de cœur à la Fnac.
C'est donc sans remords que je peux dire que je n'ai absolument pas accroché à cette lecture. Le livre se compose de 21 petites histoires, où l'auteur nous livre  des anecdotes sur son enfance sa famille, sa propre personne.Un peu comme un stand-up , très en vogue aux Etats Unis
Le résumé de l'éditeur était alléchant et je m'attendais à un livre avec de l'humour, caustique, cinglant. Au lieu de cela, je me suis ennuyée et je ne suis pas arrivée à rentrer dans ces histoires. pOurtant , je ne peux pas dire que le style soit mauvais, et les personnages, comme la nonou Madame Peacock, parfois hauts-en -couleurs.

J'ai commencé les premières scénettes à la suite les unes de autres, puis essayé un peu plus loin, puis des pages au hasard , mais rien ne s'est passé.





Par Stef - Publié dans : Littérature étrangère (chroniques)
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