Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Hécatombe de lunatiques de Jean Alessandrini

12 Juin 2010 , Rédigé par Stef Publié dans #Polars - thrillers (chroniques)

hecatombes-lunatique.jpgHécatombe de lunatiques  
de Jean Alessandrini
   
Phébus (avril 2010)
270 pages

 

Résumé:


Une ex-antiquaire retrouvée assassinée à Paris, une lame en forme de croissant plantée dans le crâne… Voilà de quoi intriguer la commissaire Trasseur.
Mais lorsqu’il s’avère que dans plusieurs affaires espacées dans le temps, aux quatre coins du monde, les victimes ont été retrouvées le front transpercé de cette arme bien particulière, le mystère s’épaissit… Qu’avaient donc en commun cet aristocrate italien, cet homme d’affaires américain, cet évêque irlandais ?
Evidemment, tous, à un moment ou à un autre, s’étaient peu ou prou décrétés propriétaires de la Lune… astre sur lequel, en cette année 2010, on vient de découvrir des champs pétrolifères.
Pour Trasseur et son acolyte, le commissaire Van Krimpen, le saugrenu va le disputer au tragique dans cette succession d’énigmes…

L'auteur:

 

Né en 1942, Jean Alessandrini a été longtemps maquettiste, illustrateur, créateur de caractères typographiques, mais également auteur pour la jeunesse. Passionné de récits d’aventures et d’énigmes policières, il a publié – rayon adultes – L’Île de Pingo-Pongo (2003) et La Quadrature du meurtre (2006) chez Phébus.

 

 

Mon avis: 

 

Le livre commence le 08 février 1921, en l'étude de Maître Justin Trélaunay, notaire à Paris. Celui-ci fait l'ouverture du testament d'Edmond de Naëcell , riche homme d'affaires décédé, devant sa veuve et ses trois enfants, Gaêtan, Franz et Faustine. A la stupeur générale de ses héritiers, Edmond a liquidé tous ses biens avant sa mort et avec l'argent a acheté la Lune à la Société des Nations. C'est donc de façon équitable que chacun de ses quatre héritiers se voit propriétaire d'un quart de l'astre lunaire. Mais ce n'est pas tout . "Un codicille à ce testament déclare la propriété de la Lune incessible à des tiers pendant quatre-vint neuf ans, c'est à dire jusqu'à l'année 2010. A ce moment- là bien sur , si vous-même s ou un de vos descendants juge bon de s'en débarrasser.......Le même codicille stipule en outre qu'au bout de ce délai, vos titres de propriété individuel tomberont dans le domaine public, ou, pour user d'une métaphore bancaire, deviendront des titres au porteur, ce porteur fut-il ou non un De Naëcell"


En 2009, un article scientifique, paru dans la page éditoriale du hors série trimestriel de la revue The National Scientific, entièrement consacré à la Lune, fait état de la découverte de gisements pétrolifères sur celle-ci.

En 2010 , Trasseur, inspectrice au quai des Orfèvres, enquête sur l'assassinat d'une ex-antiquaire, Madame Edmée Dorgères , retrouvée avec une lame tranchante en forme de croissant plantée dans le crâne. Trasseur demande de l'aide à son ami le commissaire Argus Van Krimpen, transfuge des services de la Sûreté royale de la la Haye, affecté au classement des archives du 36 quai des Orfèvres et doté de facultés mnémoniques hors du commun. Parallèlement, les collègues de Traseur, lors d'une descente au Bois de Boulogne, ramènent, un étrange individu, Adrian,très grand , très beau et à la peau d'un superbe bleu roy...


Comment ces éléments vont s'imbriquer , c'est ce que ce livre nous raconte et là dessus je n'en dirai pas plus.....

 

On a ici une sorte de polar thriller loufoque, aux accents scientifico-ésotérique.
Le langage employé par l'auteur est assez soutenu, avec des termes parfois peu usuels, et ceci donne un petit côté ampoulé maniéré, qui ici colle bien avec l'histoire.

Le duo Trasseur/Van Krimpen est plutôt sympa, même si les personnages ne sont pas approfondis;De Trasseur on ne sait quasiment rien; quant à  Van Krimpen , l'auteur l'a voulu irritant avec un côté donneur de leçons- je sais tout.

L'intrigue est assez originale, et effleure le champs des théories conspirationnistes .Mais c'est avant tout un livre fantaisiste.
J'ai bien aimé les premier et dernier tiers du livre; par contre j'ai un peu décroché dans le deuxième où j'ai trouvé qu l'histoire s'enlisait un peu.
Je n'ai pas trouvé de réel défaut à ce livre, et au final j'ai passé un bon moment

Note : 15/20

 

 

Je remercie bien sûr Blog -o-book et les Editions Phebus pour ce partenariat

En guise de conclusion, un petit article du Figaro du 24 avril 2007 illustrant ce roman

 

LA QUESTION semblait réglée depuis des années. Depuis qu'un Traité international établi sous l'égide de l'ONU avait, en 1967, stipulé dans son article II que « l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, ne peut faire l'objet d'appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d'utilisation ou d'occupation, ni par aucun autre moyen ». La Lune n'appartiendrait donc à personne (ou à tout le monde).
Mais la conquête spatiale a considérablement évolué depuis 1967. Et les réglementations ont fleuri, des accords bilatéraux ou multilatéraux entre gouvernements ou entre agences spatiales se sont multipliés. Des tonnes de documents définissent les règles et les responsabilités pour les tirs spatiaux, les satellites, les hommes dans l'espace, la station spatiale internationale, les sondes exploratrices... Les règles juridiques applicables à l'espace sont aujourd'hui très (trop) complexes, sans véritable plan d'ensemble. Même les spécialistes ont du mal à se retrouver dans ce qui est devenu une jungle quasi inextricable. D'autant que se développent les premières entreprises privées de vols spatiaux. Que se passera-t-il si l'une d'elles prend pied sur la Lune pour l'exploiter ?
Et les revendications de propriété de terrains lunaires se multiplient. Ce qui a conduit l'Institut international du droit de l'espace (IISL) à lancer récemment une mise en garde solennelle : « Il y a besoin d'une déclaration concernant l'actuelle situation légale des revendications privées de propriété de la Lune et d'autres corps célestes. » Et l'IISL de rappeler qu'il est de la responsabilité de chaque État de ne pas légaliser ces revendications de propriété. Le problème est que tout le monde n'a pas ratifié ni même signé le traité de l'espace de 1967. Au 1er janvier 2005, sur les 178 États de l'ONU, seuls 97 avaient ratifié le traité de 1967, et 27 autres ne l'avaient que signé (la signature est moins « forte » que la ratification). Si la Chine, la France, la Russie ou les États-Unis l'ont ratifié, Monaco, le Qatar ou Oman ne l'ont même pas signé.
Gouvernement galactique
Un autre traité international, établi en 1979, concerne l'éventuelle exploitation de la Lune et des autres corps célestes. Exploitation qui est encadrée mais parfaitement autorisée. Seuls onze États l'ont ratifié et cinq l'ont signé, dont la France et l'Inde. Mais pas les États-Unis, la Chine, la Russie ou le Japon.
Et on sait que des projets sont dans les tiroirs de plusieurs agences spatiales concernant des exploitations « minières » : l'hélium-3 (qui pourrait devenir un supercarburant) et l'eau de la Lune, le magnésium, le cobalt ou l'uranium de Mars, l'or des astéroïdes...
Néanmoins, en annonçant son retour sur la Lune pour 2020 et l'établissement d'une base lunaire permanente en 2024, la Nasa a surtout insisté sur l'intérêt scientifique du projet. Et sur le fait que la Lune pourrait constituer une base de lancement pour des vols habités vers d'autres planètes.
Il existe également des projets d'hôtel lunaire ou en orbite. Quel droit s'y appliquerait ? Pour l'instant, il serait semblable en grande partie au droit maritime. Les engins spatiaux portent, comme les bateaux, des pavillons. C'est donc le droit du pays où est enregistré l'engin qui s'applique à lui. Si une fusée russe est lancée depuis le territoire français, la France et la Russie sont responsables d'elle pendant son trajet, à l'aller comme au retour, mais à l'intérieur de la fusée, ce sont les lois russes qui s'appliquent.
Remettons les pieds sur la Lune. Nombreux sont les hurluberlus, un peu partout dans le monde, qui s'en disent propriétaires. Le plus connu est Dennis M. Hope (il s'est autoproclamé président du gouvernement galactique), un Américain qui, en 1980, a déposé des actes de propriété de la Lune et de toutes les planètes du système solaire auprès des services fonciers de la Ville de San Francisco, avec copie à l'ONU et aux gouvernements américains et russes. À travers sa société, Lunar Embassy, il vend des parcelles lunaires. On peut ainsi s'offrir un lot de 4 000 m² près de la mer de la Tranquillité pour un peu plus d'une trentaine d'euros. Et recevoir son superbe titre de propriété accompagné d'une photo du terrain en question et des caractéristiques géographiques de son emplacement. De quoi faire un beau tableau à accrocher à son mur pour une somme modique (ceci dit, vous pouvez le réaliser vous-même pour encore moins cher).
Une autre société américaine s'est également lancée dans ce commerce en 1999. La Lunar Republic Society est basée à New York et affirme également être propriétaire de la Lune. Bien que ces titres n'aient bien sûr aucune valeur « notariale », ces sociétés affirment avoir déjà vendu des millions de mètres carrés de Lune. À des milliers de personnes qui sont vraiment... dans la lune.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
<br /> Le thème ne m'inspire pas plus que cela donc je laisse respirer ma LAL !<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> semble bien sympa aussi... vivement la sainte Anne...<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> La Quadrature du meurtre<br /> <br /> Un marchand d'armes assassiné dans un bunker de luxe hermétiquement clos. Deux limiers qui mènent brillamment leur enquête : elle est commissaire, et française ; il est commissaire, et batave (le<br /> trucidé est ressortissant néerlandais). Quelques démonstrations d'une imparable logique plus tard, on s'aperçoit que la raison ordinaire n'a fait, depuis le début, que se prendre les pieds dans le<br /> tapis. Trois " coupables " sont passés aux aveux. C'est trop. Et même un rien inquiétant, car chacun d'eux propose une version des faits on ne peut plus crédible. Il est vrai qu'en notre drôle<br /> d'époque ce sont souvent les innocents qui se mettent à table... Jean Alessandrini, ex-prix Goncourt " Jeunesse ", invente ici un nouveau genre de récit à énigme : où la pertinence du discours est<br /> à l'exacte mesure de son impertinence.<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> il a l'air symap celui là aussi!! et je viens juste de me rende compte dans le résumé du Hécatombe de Lunatiques, que le couple de flics est le même que dans celui que tu cites..<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> bien aimé également, je l'ai trouvé assez original dans l'ensemble... assez pour avoir envie de lire un autre livre de l'auteur...<br /> bonne journée<br /> bises<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> Coucou Mazel,  je n'ai pas encore trop eu le temps de regarder les  livres pubkiés parc cet auteur, mais j'en lirai probablement d'autres également. Bises<br /> <br /> <br /> <br />