Juste avant de Fanny Saintenoy

Publié le par Stef

juste-avant.jpgJuste avant  .
de Fanny Saintenoy .

Flammarion (24 août 2011)

120 pages

Roman, France

 

Résumé


Juste avant de disparaître, juste avant de continuer à vivre: voici le bouleversant portrait croisé d'une très vieille dame sur son lit de mort, Juliette, et de son arrière-petite-fille Fanny, bousculée par la vie moderne. Avec leurs deux récits qui alternent en courts chapitres, cinq générations s'observent, un siècle s'écoule: les orteils de Juliette enfant tombent congelés pendant la Première Guerre, le jeune mari Louis, résistant communiste, tombe pendant la Seconde Guerre. Une seule fille naît, c'est une rêveuse impénitente, et elle tombera d'un cancer à tout juste cinquante ans. Elle élèvera une fille sans mari, Martine, l'instit' hippie, obsédée par les voyages à l'autre bout du monde. Et enfin Fanny, la trentenaire paumée qui a donné naissance à Milena.

Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, ces femmes gardent une gaieté indéfectible. Ce texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche charme par sa maitrise et sa simplicité

Voici un texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche.
Par la voix d'une très vieille dame sur son lit de mort, et par celle de son arrière-petitefille, une jeune femme que la vie moderne bouscule, cinq générations parlent. Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, leurs histoires transmettent une gaieté indéfectible.
Un premier roman, un récit court qui traverse le siècle, réussite rare de vigueur et de simplicité.

« Chère Fanny,
C'est un beau et juste texte, et d'une gaieté étrange, qui tient, je crois, à la façon dont vous rendez le bonheur d'être chez quelqu'un qui n'a pas été gâté en bonheur de vivre. »
Daniel Pennac

 

 

Mon avis


Dans ce premier roman  , Fanny Saintenoy nous livre un texte aux accents autobiographiques .  Fanny , une jeune femme, est  appelée au chevet de son arrière grand-mère mourante, Juliette, pour l'accompagner dans ses derniers moments. Juliette, au crépuscule de sa vie, se remémore ce siècle qu'elle a traversé, et dresse un portait de ces cinq générations de femmes (de sa propre mère à Fanny , son arrière petit fille, elle-même mère depuis peu).

 

Un texte court et prenant, qui se lit d'une traite où Fanny Saintenoy alterne les points de vue de ces deux femmes et de leurs souvenirs respectifs des moments de vie. Un écriture sensible et délicate dont la sincérité m'a touchée, un texte où la mort est joyeuse tant elle respire la vie.

 

Mon premier coup de coeur de cette rentrée littéraire 2011, paru aux Editions Flammarion le 24 aout 2011 

 

Et le lien vers le très beau billet de Pikkendorf sur son blog Quid hodie agisti


Rentrée-littéraire-iconoFanny_Saintenoy.jpgL'auteur


Professeur de français langue étrangère, puis responsable du centre d'apprentissage des langues de la Cité internationale universitaire de Paris, Fanny Saintenoy travaille aujourd'hui au cabinet du Maire de Paris.

Commenter cet article

pikkendorff 13/07/2011 15:48


Je viens de le finir. Remarquable !


Stef 23/07/2011 19:19



Malleureusement, je crains qu'il ne passe inaerçu à côté des "poids lourds"



Leiloona 26/06/2011 16:26


Je note, si c'est un coup de coeur ! ;)