La foudre de Lydie Dattas

Publié le par Stef

La-foudre-copie-1.jpgLa foudre
de Lydie Dattas
Mercure de France (janvier 2011)
114 pages
Roman, France

 

Résumé

 

Dans le couloir rouge aux murs ruisselants de miroirs, chacune de nos déambulations éclaboussait de tain nos jeunesses contraires. Nos chevelures enflammées de pourpre et nos visages carmin juraient un amour éternel. Au centre de ce feu se jouait la plus érotique aventure spirituelle : le dompteur couvrait mon écriture d’une peau de léopard, je jetais sur ses fauves la goutte d’or de la conscience.

À la faveur de sa rencontre avec Alexandre Bouglione, la jeune Lydie bascule dans un univers totalement étranger au sien, celui du cirque. Fille d’une mère comédienne flamboyante et d’un père organiste à Notre-Dame rien ne la prédestinait à connaître ce monde où l’on ne pénètre que parrainé. Alexandre sera donc le guide de Lydie, il l’imposera dans le cercle. À ses côtés, elle découvre un monde fascinant et effrayant. La brillance des strass rivalise avec l’éclat pur des diamants. Ici se mêlent en permanence le vrai et le faux, le noble et le trivial, le sensuel et le religieux. À Paris, au Cirque d’Hiver, temple de ce monde parallèle, Lydie côtoie des personnages à la fois sublimes et grotesques. Les femmes sont des reines intouchables autant que des sorcières, les hommes des ogres cachés derrière de petits garçons romantiques… Grâce à son travail et au respect des règles, Lydie trouve sa place dans cette nouvelle famille.

 

Mon avis:

Me voici bien embarrassée devant la page blanche de mon blog, car je ne sais pas trop quoi penser et dire sur ce livre dont la lecture fut assez chaotique malgré le petit nombre de pages.
Cette histoire est avant  tout autobiographique. Lydie Dattas nous offre ici des bribes de sa vie: les  souvenirs d'enfance d'un côté, (avec son père, organiste à Notre Dame de Paris, et sa mère , actrice de théâtre); de l'autre sa rencontre avec Alexandre Bouglione et son intronisation dans ce monde très particulier et haut en couleur qu'est celui du cirque et des gitans (les "Rimbaud" comme elle les nomme).

Voici donc pour le fond. Malheureusement , j'ai trouvé que celui-ci était "écrasé" par la forme. Et c'est dans cette dernière que réside la véritable singularité de ce livre. La structure , faite de chapitres courts de deux paragraphes chacun, de même longueur à une ou deux lignes près, m'a semblé répétitive et lourde. L'auteure use (et abuse de métaphores), et les mots  , particulièrement choisis, que ce soit pour leur sonorité ou les images auxquelles ils renvoient, claquent et éblouissent, à la manière de l'orage. La Foudre.. titre effectivement très bien trouvé. Pas de place ici pour la délicatesse et la légèreté. Certes, ce style est audacieux et même poétique dans sa forme expressive.  Mais j'ai été assourdie et aveuglée par tout ce fracas et cette flamboyance, et ai eu beaucoup de mal à terminer cette lecture.

 

 

LydieDattas.gifL'auteur

Fille d’un organiste de Notre-Dame de Paris et d’une actrice de théâtre, mariée vingt-cinq ans à Alexandre Bouglione,Lydie Dattas crée avec lui en 1992 le Cirque Lydia Bouglione, devenu à leur séparation le Cirque Romanès.
Elle est l’auteur du Livre des anges, de La Nuit spirituelle et de La Chaste vie de Jean Genet.

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femmesdelettres 19/11/2016 13:45

Depuis la recension ci-dessus, Lydie Dattas a publié d'autres recueils ; mon avis sur son dernier, La Blonde, est à lire ici https://femmesdelettres.wordpress.com/2016/10/17/lydie-dattas-la-blonde-les-icones-barbares-de-pierre-soulages-2014/

calie b 03/06/2011 22:03


Me voilà rassurée en constatant que je ne suis pas la seule à avoir eu quelques difficultées pour cette lecture. J'ai eu peur, à la lecture de divers critiques, de n'avoir pas porté suffisement
d'attention à ce livre. J'imagine maintenatn qu'il faut être adepte de cet auteur pour comprendre son style.
Beau billet en tout cas. Plus tempéré que le miens et très agréable à lire .


Mirontaine 01/04/2011 08:57


J'ai très envie de le lire. Je comprends ton avis mitigé. Il est difficile de commenter les livres de Lydie Dattas, c'est un peu dans la même veine que Bobin.