Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 19:43

le_dernier_contrat.jpgLe dernier contrat  .

de Olivier Maulin .

Editions La Branche (09 février 2012)
191 pages,

Polar littéraire, France

 

 

Résumé

Dans un futur étrangement proche, un prêtre révolutionnaire et un tueur à gage en préretraite jouent ensemble aux redresseurs de torts nationaux.
Laminée par une crise économique et politique sans précédent, la France est plongée dans le chaos.
Frère-la-Colère, un moine charismatique et exalté, émerge de la confusion, fédérant bientôt les rebelles de tout le pays pour renverser le pouvoir en place et hâter l'effondrement général. Prêt à tout, Frère-la-Colère engage un tueur à gages, un pro sur le retour, dépressif et alcoolique. Son contrat : assassiner le président de la République le samedi 14 juillet, pendant le défilé. L'avenir de la Rébellion ne dépend plus désormais que d'un seul homme...


Mon avis



C'est avec ce titre Le dernier contrat que je  découvre Olivier Maulin et  les Editions de la Branche avec leur collection vendredi 13.

Le dernier contrat, présenté par le Service de presse comme un polar littéraire, est avant tout un roman d'action assez "viril".au style dynamique , moderne, un peu déjanté et qui se lit rapidement. Les personnages sont atypiques.Un tueur à gages  dépressif, solitaire  bourré de manies et adepte de l'ordre et de la propreté. Le second personnage d'importance est un prêtre défroqué, Frère la Colère, pourfendeur du régime politique, sorte de gourou charismatique et exalté et un brin schizophrène

Mais ce roman est surtout intéressant par son aspect politique-fiction. Certes on est dans une uchronie mais celle-ci est malheureusement extrêmement crédible au regard  de ce qui se passe ces derniers mois (comme en Grèce par exemple) . La France est plongée ici dans une crise économique et politique sans précédent:

"Les scènes de révolte s'étendaient de jour en jour à tout le pays. La veille , une préfecture de l'Ouest avait été mise à sac, les manifestations avaient dégénéré un peu partout, des dizaines de magasins avaient été pillés et un patron séquestré et battu à mort par ses ouvriers. Le situation était désormais hors de contrôle.
Alors que la crise avait pris une tournure catastrophique, que le noeud coulant des déficits étranglait l'Etat, annihilant toute protection sociale, que la classe moyenne s'était subitement appauvrie et que les classes populaires partaient à la dérive, un immense scandale avait éclaté, éclaboussant le gouvernement, les parlementaires, les grands patrons, les banquiers, les syndicats, bref, tous ceux qui avaient mené le pays à la faillite et dont il apparaissait soudain qu'ils continuaient à s'en mettre plein les poches. Pendant les quelques jours qui avaient suivi la révélation du scandale, le pays avait été étonnamment calme, comme assommé d'incrédulité. Et puis un murmure avait commencé à se répandre sur la Toile et dans les bistrots, semblable au grognement d'une bête qui se réveille. Une semaine plus tard, la rue explosait à la faveur d'une manifestation d'étudiants sans revendications, sans but et sans mots d'ordres, et ce fut le soulèvement populaire dans toute sa cruelle splendeur. Depuis, le chaos gagnait du terrain. On avait commencé par séquestrer des patrons dans les usines, brûler des voitures, lancer des projectiles sur les CRS et puis on s'était mis à incendier les bâtiments administratifs, et à mettre à sac les mairies. Certains patrons séquestrés avaient été lynchés, tandis que d'autres étaient assassinés par de mystérieux commandos. Des centaines de milliers de personnes défilaient tous les jours dans les rues et s'affrontaient aux forces de l'ordre. Des honnêtes pères de familles ruinés se battaient furieusement avec les gendarmes, des ménagères affamées des pavés , des jeunes diplômés sans avenir cassaient et brûlaient tout sur leur passage. Les banlieues s'étaient soulevées. Des hordes de casseurs fondaient sur les beaux quartiers qui étaient devenus l'objet d'attaques quotidiens. Des maisons de riches étaient pillées, d'autres brûlées; les bourgeois étaient passés à tabac, quelques bourgeoises avaient même été violées. Des milices d'auto défense avaient émergé en quelques jours et les forces de l'ordre tiraient maintenant à balles réelles, tandis que certains rebelles ripostaient à l'arme de guerre. On commençait à compter les morts par dizaines. Le pays vacillait."

Bref , un roman original, politiquement incorrect, et dérangeant car potentiellement visionnaire.olivier-maulin.jpg

L'auteur


Olivier Maulin est né en 1969. Avec son premier roman, En attendant le roi du monde, il s'est imposé d'emblée comme un auteur à suivre de près, en remportant notamment le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs en 2006. Il a depuis publié quatre romans, dont Les Lumières du ciel qui vient de paraître aux Éditions Balland (finaliste Prix de Flore 2011).

Note de l'éditeur

On connaît Olivier Maulin en « formidable portraitiste des illuminés » (L'Express), en chroniqueur du monde moderne. On découvre ici son talent de romancier du noir, du crépusculaire.
Guerre civile ; clandestinité ; répression ; terrorisme. Sous ces motifs politiques puissants se dessine un roman d'action diablement efficace, mené tambour battant par un duo improbable... et franchement dérangeant.



Olivier Maulin en parle

« Chacun de mes livres, à leur manière, tentent de passer l'époque au scanner et d'explorer les possibilités de sortir de ce monde aliénant et désenchanté.
Sur un mode “noir”, je continue avec Le dernier contrat dans cette même voie. J'ai imaginé en effet que la crise que nous vivons prenait soudain une tournure catastrophique (je veux dire encore plus catastrophique) et qu'une sorte d'illuminé (un Savonarole moderne) galvanisait les foules pour les amener à la révolte et en finir avec notre civilisation matérialiste. Afin de hâter l'effondrement général, il fait appel à un tueur à gages, le narrateur du livre, pour lui proposer d'assassiner... le président de la République.
Le tueur, c'est un homme méthodique, solitaire, carré, réfléchi, au lourd passé de pro. Mais fatigué aussi, déraciné, plus ou moins dépressif, peut-être même un peu alcoolique. À plus de quarante ans, il doute, il en a marre, il craint la faute, ne se sent plus taillé pour le rôle et n'a finalement plus qu'une envie : raccrocher. Ce dernier contrat lui en donnera bien entendu l'occasion. L'avenir de la Rébellion ne dépend plus désormais que d'un seul homme... »
© com3pom

Par Stef - Publié dans : Littérature France (chroniques)
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 20:40

une_vie_sans_gluten_01.jpgUne vie sans gluten .
de Dephine de Turckheim  .
Tchou Editions (1er mars 2012)
Collection Le Corps à vivre
144 pages
Témoignage, Santé

 

Résumé

« Si le docteur Jacob n'avait pas trouvé ce que tu avais, tu serais probablement morte avant six ans... Je n'avais guère prêté attention à l'intensité de cette phrase ni à sa signification, lourde de sens, jusqu'à ce que je rencontre les parents d'un enfant intolérant au gluten, il y a quelques années. Des parents [...] si impuissants devant cette « maladie, allergie » qu'ils m'ont presque sauté au cou de soulagement lorsque je leur ai dit que, moi aussi, j'étais intolérante depuis ma naissance. »

Note de l'éditeur

Ce récit vibrant d'une jeune femme qui se bat au quotidien contre la maladie coeliaque, apporte un message d'espoir et des réponses concrètes aux malades comme à leur famille pour accomplir le geste le plus simple au monde, mais incontournable et vital : s'alimenter. La preuve que l'on peut vivre presque normalement avec cette lourde pathologie. Une énergie à toute épreuve et un bel exemple de courage, un baume au coeur de tous ceux que la maladie entrave dans leur vie de chaque jour.

Note : Merci aux Editions Tchou et au service de presse Gilles Paris. Sortie en librairie.

L'auteure
Delphine-de-Turckeim.jpg

Marraine de l'AFDIAG (Association Française Des Intolérants Au Gluten) depuis 2008, Delphine de Turckheim participe activement à faire connaître cette maladie qui concerne en France environ 150 000 personnes mais toucherait réellement une personne sur cent. Elle a fait ses débuts d'animatrice télé pour « Intervilles » en 1998. Depuis elle a animé avec succès de nombreuses émissions dont « Mon incroyable fiancé » sur TF1, « 100 000 euros sur la table » sur NT1, « Casaques et Randonneurs d'aventure » sur Equidia.

Par Stef - Publié dans : Avant -premières
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 17:26

lecole-est-finie--copie-1.jpgL'école est finie  .

d'Yves Grevet  .
Syros (05 janvier 2012)
Collection mini Syros

45 pages

Politique fiction, à partir de 9 ans


Résumé

2028. L'école a cessé d'être gratuite et accessible à tous. Beaucoup de parents n'ont plus les moyens de financer la scolarité de leur enfant. L'éducation des plus pauvres est alors prise en charge par les enseignes commerciales...

un roman politique-fiction pour les enfants dès 9 ans, les adolescents et les adultes.

Mon avis

- Alors, tu sais pourquoi notre vie est si dure maintenant? ET pourquoi mon père regrette tant le passé?
- Au début du XXI siècle, m'a t'elle expliqué, les gens n'ont pas su refuser ce qu'on leur imposait.
- Mais qu'est ce qu'ils auraient pu faire?
-  S'opposer, s'opposer par tous les moyens.
- Et maintenant, il n'est plus possible d'agir?
- La plupart des adultes disent que c'est trop tard, qu'on ne peut plus revenir en arrière. Mais mes amis et moi, le soir dans le dortoir, on rêve de tout changer et on s'est juré d'y parvenir un jour.
J'ai vu dans ses yeux sa détermination. C'était comme si, d'un seul coup, elle me passait son énergie et que je devenais plus fort.
- Ce jour là, Lila , lui ai-je dit bien en face, je serai avec toi et nous serons nombreux.


Ce court roman de 45 pages devrait être lu par tous, y compris et surtout par nos politiques.
2028, La Grande Crise économique du début du début du XXI siècle est passée par là. Les inégalités sociales se sont creusées. L'école gratuite n'existe plus; l'enseignement a été privatisé. Ceux qui ont de l'argent  peuvent envoyer leurs enfants dans des "vraies" écoles payantes. Pour tous les autres, les enfants des pauvres , l'éducation est prise en charge par les grandes enseignes commerciales.
Dès le CP,les parents signent un contrat d'au moins 15 ans avec une grande firme, qu'ils ne peuvent plus rompre sous peine de devenir hors-la loi.  Les enfants y travaillent en alternance parce que leurs parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité des écoles ordinaires.: ce sont les enfants des "entreprises" qu'on reconnaît facilement car durant toute la semaine, ils sont obligés de revêtir leur uniforme de travail. Pour Albert, qui est chez Jardins et Maisons,  c'est le vert, pour Lila qui est chez Speed fooding , c'est le rouge.
Albert n'est pas avare d'efforts car il sait que ceux-ci peuvent être récompensés par des bons d'achat en fin de semaine, bons que son papa échange sous le manteau avec des collègues de travail contre des tickets de réduction distribués par d'autres entreprises. En contrepartie des activités de pré-apprentissage, les enfants doivent faire des "heures de compensation "pour rembourser à l'entreprise les charges de formation.  Albert, dès cinq heures du matin, réassortit les rayons. Lila reste tard pour servir les clients ou nettoyer les tables ou le sol.

Mais un jour, Lila annonce à Albert qu'elle va partir dans une" école du maquis" car ses parents ne supportent plus de la voir exploitée. Ces écoles du maquis sont clandestines  et tenues par des instituteurs retraités , (des vrais instituteurs qui dispensent un vrai enseignement comme vous qui lisez ces lignes, avez eu la chance de recevoir). Les policiers la recherchent, en vain. Dans cette école de la résistance, elle va apprendre à lire, à faire des recherches, à échanger. Et apprend l'histoire qui lui permet de mieux comprendre le monde

 

Un gros coup de coeur. Un livre d'anticipation certes mais extrêmement lucide sur notre monde actuel et ses dérives, insidieuses. Un livre qui fait réfléchir,  à l'école et à la société que nous voulons, ou pas, pour demain  C'est peut être ce monde  décrit ici que nous allons laisser à nos enfants et nos petits enfants si nous n'y prenons par garde ,
Alors oui, il faut réagir, résister ,s'opposer. Et changer le cours des choses . Maintenant.

 

Un autre extrait

Au moment de nous mettre au lit, ma petite sœur me raconte en faisant la moue qu’aujourd’hui elle a encore perdu à la « tombola des soins dentaires » et que ma mère lui a annoncé qu’elle devrait donc aller chez Solange la « bricoleuse » pour faire soigner ses caries. Elle a peur de souffrir car la guérisseuse n’utilise pas d’anesthésiant. Je me rappelle qu’à l’âge de neuf ans j’étais moi aussi allé chez le dentiste des pauvres, le seul dont les soins sont remboursés. Ma mère et moi étions arrivés très en avance pour être sûrs d’avoir un numéro. Ensuite, le dentiste avait fait tourner sa roue pour désigner les dix malades qui auraient le droit d’être soignés. Ce jour-là, j’avais eu la chance d’être choisi par le sort.

 

 

 

L'auteur

Yves Grevet est né en 1961 à Paris. Il est marié et père de trois enfants. Il habite dans la banlieue est de Paris , où il enseigne en classe de CM2. Il est l'auteur de romans ancrés dans la réalité sociale. Les thèmes qui traversent ses ouvrages sont les liens familiaux, la solidarité , l'apprentissage de la liberté et l'autonomie. Tout en restant fidèle à ses sujets de prédilection, il s'essaie à tous les genres : après Méto, une trilogie de science fiction et Seuls dans la ville entre 9h et 10h30, un roman d'enquête, il signe avec L'école est finie, un court roman d'anticipation et de politique -fiction

Par Stef - Publié dans : Le petit coin d'Alaïs- 1eres lectures
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 16:05

un-creole-en-metropole.jpg Un créole en métropole.

de Lou Lubie .
Océans Editions (15 décembre 2011)
204 pages
Humour


Résumé

Vous ne supportez pas qu'on cuise le riz comme des pâtes ?
On vous demande souvent si, chez vous, il y a des singes en liberté dans les rues ?
Noël l'hiver, ça vous fait bizarre ?

A vous qui avez traversé l'océan, ou qui allez le faire, découvrez 100 anecdotes drôles ou attendrissantes que vit tout créole fraîchement débarqué en métropole.

L'indispensable absolu pour tous les réunionnais qui ont sauté la mer,un cadeau plein d’humour pour le plein de bonne humeur!
Lou Lubie croque avec précision des situations très réalistes, relève les détails pimentés de la vie quotidienne. Son petit avatar en robe jaune s’étonne des différences de langage, découvre des objets inconnus jusqu’alors, se révolte contre les préjugés et les clichés, mais découvre aussi de nouveaux petits plaisirs simples...

 

Mon avis

Encore une très belle découverte aux Editions Océans , que je remercie, avec cet album pour adultes plein d'humour qui met en scène un petit personnage créole, qu'on reconnaît à sa petite robe orange, et qui vient d'arriver en métropole. Lou Lubie croque les détails  de la vie quotidienne avec humour et précision, et nous fait partager les situations souvent comiques dues aux différences de langage.Ce petit personnage va aussi s'émerveiller de choses toutes simples que les zoreils ne voient plus (par exemple Noël qui ressemble "aux films et aux pubs).  On se rendra également  compte  des nombreux préjugés et clichés que les français de métropole ont envers les français des dom-tom.
Bref un album plein d'humour et de bon sens!!


u-creole-en-metropole-1.jpg

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lou-lubie.jpg L'auteure


Agée de dix-neuf ans, Lou Lubie est originaire de l'île de la Réunion.
Envolée pour la métropole pour ses études en Game Design - la conception de jeux vidéo -, elle consacre son temps libre à de nombreuses autres activités créatives.
Elle navigue ainsi dans le monde des images, où elle réalise des illustrations et des bandes dessinées. Elle est la conceptrice du forum dessiné, un concept unique sur Internet où les participants communiquent et interagissent avec des images. Mais elle plonge aussi dans l'univers des mots, où elle écrit des scénarios de bandes dessinées et ses premiers romans, la série des Hallucinogène.

Par Stef - Publié dans : Humour
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 19:00

le_refuge.jpgLe refuge  .
de Niki Valentine  .
MA Editions (22 février 2012)
Collection Pole Noir
288 pages
Thriller psychologique, Angleterre

 

Résumé '(service de presse)

Le Refuge est un thriller psychologique qui explore les failles et les fêlures d'un couple, son amour émoussé par le temps. Susie et Martin décident de célébrer leur dixième anniversaire de mariage en retournant dans les Highlands écossaises où ils avaient passé leur lune de miel. A Fort William, plaidant le besoin d'aventure, Martin insiste pour qu'ils partent en randonnée sur deux jours, malgré le temps pluvieux de novembre. Susie est réticente mais se laisse finalement convaincre. Arrivés au refuge, un violent orage se déchaîne et ils se retrouvent coincés dans cette simple cabane, à des kilomètres de tout et complètement isolés. Leurs innocentes chamailleries dégénèrent en violentes disputes, et Sue commence à sentir qu'ils ne sont pas vraiment seuls - surtout quand une sombre présence semble prendre possession du couple. Sans aucun moyen de s'échapper, Sue et Martin doivent s'efforcer de rester sains d'esprit tandis que l'abri se change rapidement en prison - et que leurs pensées se mettent à devenir meurtrières...

Mon avis

 

Je ne vais pas revenir sur le résumé . Alléchant s'il en est pour les fans du genre. Et l'histoire est à la hauteur de ce dernier.

Ce livre est un thriller psychologique extrêmement bien ficelé. Un huis-clos oppressant comme je les aime.

Il n'y a que 2 personnages à cette histoire : Susie et son mari Martin, la quarantaine, couple bourgeois . Dès le premier chapitre, on devine que quelque chose ne tourne pas rond chez Susie, en proie à des cauchemars et à des craintes inexpliquées.Martin semble plus cartésien

Très vite, une certaine angoisse s'installe chez le lecteur Nikki Valentine a su créer une  atmosphère asse étouffante renforcée par le huis- clos entre ces 2 personnes et dont le cadre , ce refuge isolé des Highlands écossais, ne fait qu'exacerber. Une escapade qui aurait dû durer 2 jours qui va se transformer en cauchemar. Coincés dans ce refuge par les conditions météorologiques, la rivière passage obligée pour y accéder ne pouvant plus être franchie, transis par le froid hivernal, affamés, le moindre détail va prendre aux yeux de Susie une  importance démesurée (ou pas..) . est elle en proie à des hallucinations ? Ppourquoi son mari ne voit-il pas ou n'entend -il pas les mêmes choses qu'elle?

Dans ce refuge, le passé de Susie et Martin va ressurgir et changer leur vie à jamais.

Bien que l'intrigue par elle-même ne soit pas très originale (le "connait-on vraiment la personne avec qui on vit " est souvent exploitée dans ce genre de thrillers), son traitement est assez remarquable. En particulier par la  tension qui est présente du début jusqu'à la fin;  Et même si on se doute de la résolution, on est pris au piège de cette histoire. Nikki Valentine sait jouer ave les nerfs de ses lecteurs et j'adore ça..

niki-valentine.jpgL'auteur

Niki Valentine est le pseudonyme de Nicola Monaghan. Nicola Monaghan écrit de la fiction, des scénarios et des articles journalistiques. Son premier roman The Killing Jar a été publié en 2006 et salué par la critique, puis a remporté une Betty Trask Award, le prix du premier roman de l'Authors' Club et un Waverton Good Read. Nicola travaille actuellement à une adaptation cinématographique du film en collaboration avec Deborah Haywood, ainsi qu'à divers projets de films plus courts.
Monaghan a publié un second roman, Starfishing, une histoire de jeux de pouvoir et de conventions sexuelles dans la City de Londres et The Okinawa Dragon, un court roman centré sur Jack, un marchand de cartes à jouer, publié par l'éditeur local Five Leaves. Tous deux ont obtenu d'excellentes critiques et The Okinawa Dragon a été le livre de la semaine sur le blog du journal The Independent en août 2008. Ses articles ont été publiés dans The Independent, The Guardian, Marie Claire et le Telegraph Sunday Magazine. Nicola enseigne à l'université de Nottingham, où elle est chargée de cours pour le BA d'écriture créative et professionnelle.

Par Stef - Publié dans : Avant -premières
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 11:54

pas-facile-d-etre-une-fee.jpgFée en herbe T4: Pas facile d'être une fée
de Claire Paoletti et Frédéric Rébéna

Nathan jeunesse (09 février 2012)

Collection premiers romans

48 pages

Roman , enfant 7 ans et +

 

 

 

Zoomi en est persuadée : Fred n'est pas vraiment un humain, c'est un garçon-fée !

Bien décidée à le prouver, elle le convainc de passer la fameuse épreuve de la grotte magique qui détermine quelle fée sommeille en chacun de nous. Fred, qui rêve depuis toujours d'entrer dans ce lieu tenu secret, piaffe d'impatience. Et c'est le cœur battant qu'il suit Zoomi jusqu'à l'extraordinaire grotte des fées.

Destiné aux petite filles, ce livre est le 4ème tome de la série Fée en herbe, après La bêtise de ZoomiLe cadeau magique, parus en septembre 2010 et les Rollers Volants paru en février 2012. Une héroïne espiègle, Zoomi qui parle avec les fleurs, adorable apprentie fée qui n'a que de tout petits pouvoirs et qui voudrait quand même être une petite fille comme les autres.

Les illustrations sont colorées, les textes dynamiques.


fee-en-herbe-pas-facile-d-etre-une-fee-2.jpg

 

L'auteure :Claire Paoletti a écrit de nombreux romans, elle travaille également comme scénariste pour le cinéma, la télévision et les dessins animés.

L'illustrateur : Frédéric Rébéna dessine pour la presse et l'édition jeunesse

Par Stef - Publié dans : Le petit coin d'Alaïs- 1eres lectures
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 08:57

fee-en-herbe-rollers-volants.-1jpg.jpgFée en herbe T3: les rollers volants
de Claire Paoletti et Frédéric Rébéna

Nathan jeunesse (09 février 2012)

Collection premiers romans

48 pages

Roman , enfant 7 ans et +

 

 

 

Une dispute éclate une fois de plus entre Zoomi et Wiiiz, sa grande sœur.

Puisque c'est comme ça, Zoomi va bouder avec Achille dans le jardin. Celui-ci repère alors le divin parfum d'orteils des Plantes-en-l'air, qui sont dotées de pouvoirs magiques originaux : elles peuvent inverser les paroles et les actes de quiconque déguste une de leurs feuilles... De là à ce que Zoomi s'arrange pour faire dire à sa sœur tout l'inverse de ce qu'elle veut, il n'y a qu'un pas vite franchi !

 

Destiné aux petite filles, ce livre est le 3ème tome de la série Fée en herbe, après La bêtise de Zoomi et Le cadeau magique, parus en septembre 2010. Une héroïne espiègle, Zoomi qui parle avec les fleurs, adorable apprentie fée qui n'a que de tout petits pouvoirs et qui voudrait quand même être une petite fille comme les autres.

Les illustrations sont colorées, les textes dynamiques.


fee-en-herbe-roller-volants-2.jpg

 

L'auteure :Claire Paoletti a écrit de nombreux romans, elle travaille également comme scénariste pour le cinéma, la télévision et les dessins animés.

L'illustrateur : Frédéric Rébéna dessine pour la presse et l'édition jeunesse

Par Stef - Publié dans : Le petit coin d'Alaïs- 1eres lectures
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 17:09

la-vraie-folle-histoire-du-gros-canard-jaune-.jpgLa vraie folle histoire du gros canard jaune .
de Nathalie Meynet  (textes) et Guillaume Plantevin (illustrations) .
Editions Ocean (octobre 2011)
35 pages,
album, enfant, 6 ans et +


Résumé

C’est l’histoire d’un petit comptable, avec son petit cartable, qui rentre chez lui sous la pluie.
Oui mais demain? « Ahh, demain c’est différent, demain c’est mercredi ! »
L’histoire secrète d’un gros Canard Jaune tout doux…
Une histoire un peu folle sur le mode du conte traditionnel qui parle des envies et de vocations profondes de chacun, qui peuvent resurgir à nʼimporte quel moment de la vie...

Mon avis

 

Coup de coeur pour  ce remarquable album mettant en scène un petit homme tout gris,  comptable dans une banque. Mais ce petit comptable a une double vie. Figurez-vous que tous les mercredi, il se travestit...et revêt son plus beau costume, celui du Gros Canard Jaune. Pour la joie de tous et surtout des tout petits.. De tous, pas tout à fait, car un mercredi, il croise son patron.......

 

Bien que destinée aux enfants, cette histoire est beaucoup plus profonde qu'on pourrait le croire et est une belle leçon de vie, pour nous les adultes. Un revers, (comme un licenciement , ce dont il est question ici), peut être une chance pour rebondir et vivre sa passion quelle qu'elle soit. C'est un peu la philosophie de cet ouvrage

 

J'ai beaucoup aimé les textes drôles et poétiques . La simplicité des  illustrations m'a également séduite.

Et je terminerai en citant le petit texte faisant suite à cette histoire "Quand je serai grand , je serai pompier, Oui, mais voilà, tous les petits garçons ne peuvent pas être pompiers et toutes les petites filles ne veulent pas être infirmières..et heureusement ! Ce que l'on va faire, ou ne pas faire , quand on sera grand, cela n'appartient qu'a soi. Ses envies, ses passions sont comme des petits jardins secrets qu'il convient de laisser pousser sans contraintes et avec beaucoup d'amour, car une vocation c'est une réelle passion. Chacun a aussi le droit, un jour , de ne plus vouloir porter un costume gris pour décider de devenir un Gros Canard Jaune, parce que quand même, il faut bien le dire, le jaune c'est bien plus joli que le gris. La société , ou la famille, ne doit donc pas, par la pression qu'elle pourrait exercer, empêcher tout un chacun de choisir la couleur de son costume."

 

A méditer


Vous pouvez retrouver d'autre publications des Editions Océan, maison d'édition spécialisée dans la littérature réunionnaise sur leur site  www.ocean-editions.fr

 

L'auteure :

Savoyarde aux origines calabraises, entre la tarte aux myrtilles et les lasagnes de mamie, Nathalie Meynet rate de peu une carrière de star du volley ball à cause d’une taille en dessous des standards de l’époque. Après un court passage par la scène, ce sera donc les grandes études pendant une dizaine d’années et une thèse en psychologie décrochée avec brio, là où personne n’avait rien à redire sur la taille de ses cannes. Dans un milieu qui l’ennuie profondément, Nathalie Meynet retrouve peu à peu ses envies d’enfance. Une maternité épanouie plus loin, elle se lance entièrement dans l’écriture d’histoires pour les petits et les grands, triturant les contes et les mythes de notre enfance et imaginant des histoires pleines d’espiègleries et d’humanité.

L'illustrateur
Des études de graphiste, des illustrations pour la pub, des décors de cinéma, de la scénographie, des bijoux de pacotille, des affiches de film, de la prise de son, des fresques, des effets spéciaux, des sites internet, accessoiriste sur des caméras cachées, mise en place d’éclairage de château, des jouets en bois, des logos, un film d'animation en 3D et d'autres trucs encore comme (par exemple) un exil en Argentine, vivre à La Réunion, une fille… Bref, il aura fallu tout ça à Guillaume Plantevin pour qu’il ose enfin faire ce dont il avait toujours rêvé : illustrer des livres jeunesse !

Par Stef - Publié dans : le petit coin d'Alaïs- albums
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